OFI InfraVia clôt son fonds infrastructures à 200 millions d’euros
Créé en juillet 2008 par OFI InfraVia, filiale du gérant d’actifs OFI, le fonds InfraVia a récemment clos sa période de collecte à 200 millions d’euros. Ciblant des infrastructures en projet ou existantes à travers l’Europe pour des tickets en fonds propres allant jusqu’à une vingtaine de millions d’euros, le véhicule est déjà investi à 30%, à travers six participations: l’axe autoroutier Berlin-Varsovie en Pologne, la plate-forme éolienne NGE Energie de 46 MW, le partenariat public-privé (PPP) pour la rénovation et l’extension du stade Vélodrome à Marseille, la production hydro-électrique en Guadeloupe, ainsi que deux projets dans le photovoltaïque.
D’autres dossiers sont à l’étude, en France, Italie, Grande-Bretagne et en Allemagne. InfraVia est également en lice, avec Vinci et Alstom, dans l’appel d’offres pour le tramway de Nottingham, au Royaume-Uni, qui constituerait son ticket le plus important (22 millions d’euros). Le fonds s’est également associé à Bouygues dans le projet de création d’un Pentagone français, dans le 15e arrondissement de Paris, dont les offres sont à remettre en janvier.
Dans ce PPP, Bouygues ne détiendra que 10% du capital de la future société-projet (si celle-ci est sélectionnée), trois investisseurs financiers, dont InfraVia, se partageant le solde. Ce phénomène est nouveau. «Les industriels subissent depuis la crise la pression de leurs actionnaires pour déconsolider leurs participations dans les projets, qui sont financés à 80%, voire 90% par de la dette», indique Philippe Serain, directeur des investissements chez OFI InfraVia. Mais cette attitude est encore loin d’être générale: «Les sociétés restent réticentes à céder le contrôle», poursuit-il.
Toujours est-il qu’il s’agit d’une tendance lourde, selon le président Vincent Levita, dont la société de gestion compte bien profiter. Toutefois, InfraVia devrait éviter les très grands projets: les risques (temps de construction, rentabilité aléatoire) sont jugés trop importants. En revanche, les gérants réfléchissent à proposer à leurs investisseurs (assureurs et caisses de retraite) de co-investir dans les projets au-delà d’une certaine taille.
Les financements n’ont pas réellement souffert de la crise. Celle-ci a surtout affecté les marges: de 80 points de base (pb) en moyenne avant-crise, elles sont remontées à 250 pb pendant, pour redescendre à 150-200 pb aujourd’hui.
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