Pierre Castel, gérant chez Crédit Mutuel AM
-
photo Credit Mutuel AM
L’Agefi : Pourquoi êtes-vous si confiant sur la progression des marchés actions occidentaux, malgré des niveaux de valorisation élevés ?
Pierre Castel : L’environnement reste favorable, la Fed devrait procéder à deux baisses de taux dans les six prochains mois. La consommation résiste, portée par un effet richesse positif, malgré une légère fragilité de l’emploi. La trêve commerciale sino-américaine apporte davantage de visibilité, tandis que la dérégulation bancaire américaine prépare une accélération du M&A dès 2026. Les résultats sont solides aux Etats-Unis, notamment sur la chaîne de valeur liée à l’intelligence artificielle. Nous anticipons la poursuite de cette dynamique et considérons les replis comme des points d’entrée attractifs.
Ne craignez-vous pas une phase de consolidation des marchés actions européens après leur forte progression récente ?
Cette progression a été portée par les valeurs bancaires, l’aéronautique et la défense. Les banques ont publié des bénéfices supérieurs aux attentes, soutenus par la hausse des revenus d’intérêts et une stricte maîtrise des coûts. Les ratios de solvabilité restent élevés, renforçant la confiance des investisseurs, tandis que les politiques de dividendes et de rachats d’actions demeurent attractives. L’aéronautique bénéficie de carnets de commandes robustes, et le contexte géopolitique soutient la hausse des budgets de défense. Nous pensons que ces tendances devraient perdurer en 2026.
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table.
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle