Nicolas Sarkozy trace son sillon au chevet des PME ou de l’emploi des seniors
Invité de l'émission Capital sur M6, Nicolas Sarkozy a exclu de renoncer au non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d’Etat et annoncé son intention d'étendre cette mesure aux régions. Prié de dire comment il s’y prendrait, il a déclaré : «Je pense qu’on va arriver à les convaincre et, si on ne devait pas les convaincre, c’est le législateur qui devrait imposer un certain nombre de règles. On ne peut pas continuer comme ça».
Concernant le chômage, le candidat président a réitéré son intention de recourir à un référendum s’il ne parvenait pas à faire passer le droit à la formation des chômeurs, qui s’accompagnerait d’une obligation d’accepter les emplois proposés. Il a proposé dans le même temps une exonération «permanente» de charges patronales pour les embauches de chômeurs de plus de 55 ans en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée d’au moins six mois. Le gouvernement avait envisagé début 2011 une telle mesure, qui se serait appliquée pour les charges au niveau du smic, avant d’y renoncer en raison notamment de son coût, et de lui préférer une aide de 2.000 euros par embauche d’un chômeur de plus de 45 ans dans le cadre d’un contrat de professionnalisation.
Nicolas Sarkozy a annoncé une série de propositions pour favoriser le développement des PME, notamment qu’elles puissent disposer immédiatement du crédit impôt recherche plutôt que d’attendre deux ans pour être remboursés par l’Etat. Il a estimé qu’Oséo, la banque de financement des PME, pourrait avancer les sommes sous forme de prêt à taux zéro.
Revenant sur sa proposition de «small business act» européen, une réglementation ouvrant aux PME l’accès aux marchés publics qu’il souhaite voir adoptée d’ici un an, il a estimé à 20% la part qui doit leur être réservée dans les appels d’offres. Il a encore estimé que les garanties du type Coface dont bénéficient les grands groupes pour leurs contrats à l’export devaient être conditionnées à une obligation d’amener des PME sur leurs marchés étrangers. Nicolas Sarkozy s’est enfin prononcé pour la suppression du privilège dont bénéficie le Trésor public comme premier créancier des entreprises en difficulté, ce qui devrait, selon lui, encourager les banques à prêter aux PME.
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