La banque compte rassembler sous une direction unique l’origination, le trading et la vente pour les taux et change, d’une part, et le crédit, de l’autre.
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Alexandre Garabedian
Natixis met son fixed income en ordre de marche. La filiale de BPCE a annoncé en interne une réorganisation de ces activités, qui devrait se faire à effectif constant, a appris L’Agefi de sources concordantes. Le projet recouvre le trading taux / change / crédit, la vente de ces produits, et la plate-forme d’origination et de syndication de dette. Il concerne un effectif de 540 collaborateurs dans le monde, dont 265 à Paris. La trésorerie et les matières premières sont laissées de côté.
La banque envisage de rassembler le trading, la vente et la plate-forme de dette, qui constituent aujourd’hui trois pôles distincts, sous une direction unique fixed income. Celle-ci serait organisée autour de deux nouvelles lignes métiers: taux et change, d’une part, et crédit, de l’autre, qui coifferait donc l’origination / syndication / structuration et le trading. Les équipes de vente seraient transversales, avec à la fois des équipes dédiées aux deux lignes métiers et une équipe de vente de «solutions». Les effectifs en France de la ligne métier crédit seraient de 110 collaborateurs et ceux de la ligne taux / change de 118 collaborateurs, en incluant seulement les équipes de vente dédiée.
Le projet, dont la mise en œuvre est espérée après l’avis des syndicats en janvier 2015, rapprocherait Natixis de l’organisation qui prévaut chez ses concurrents. La banque y voit plusieurs avantages. Tous les acteurs d’un même métier seraient rassemblés, notamment les sales et les traders. Les clients, eux, n’auront affaire qu’à une seule équipe de vente. Enfin, les équipes de management auraient une meilleure visibilité de la rentabilité d’un métier, pour y allouer au mieux les ressources humaines, informatiques ou en capital. C’est notamment vrai de la chaîne crédit, aujourd’hui morcelée entre la plate-forme dette, pour le marché primaire, et le trading, pour le secondaire.
Ce projet s’inscrit dans un contexte difficile pour le fixed income. Les activités sont soumises à des contraintes en capital croissantes et une concurrence accrue, à la fois sur les produits de flux et les solutions sur mesure. Selon des chiffres communiqués par Natixis en interne, la marge par opération a reculé de 25% depuis 2011. Sur neuf mois à fin septembre, l’activité taux, change, trésorerie et matières premières a engrangé 738 millions d’euros de revenus, en baisse de 7% sur un an.
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