L’OCDE craint une contraction mondiale au premier trimestre
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L’impact de l’épidémie de coronavirus sur l’économie mondiale ne fait plus guère de doute. L’OCDE a revu, ce matin, sa prévision de croissance dans le monde cette année à 2,4% (dont 4,9% en Chine), soit son rythme le plus faible depuis la crise financière de 2007-2008. Elle prévoyait jusqu’à présent une croissance de 2,9%.
Même dans le meilleur des cas, l’organisation internationale prévoit une récession mondiale au premier trimestre, suivie d’une reprise progressive de l’activité.
«Dans le meilleur des cas, si l’épidémie se stabilise à son niveau actuel, la contraction de l’économie chinoise pèsera sur la croissance mondiale mais repartira d’ici 2021, explique Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE, dans un entretien à l’Opinion publié ce lundi. L’impact sur la croissance mondiale serait alors de -0,5% cette année. L’autre scénario est celui d’une propagation de l’épidémie en zone Asie-Pacifique et dans les pays avancés, dans les mêmes proportions que ce que l’on a connu en Chine. L’impact serait alors plus important, de l’ordre de 1,5%. La croissance mondiale tomberait alors à 1,5% en 2020.»
La correction des marchés inquiète
L’OCDE envisage deux autres scénarios, dont celui du pire, «celui d’une propagation de l’épidémie à l’hémisphère sud en même temps que l’hémisphère nord», selon Laurence Boone.
La chef économiste se dit aussi inquiète en raison de la correction des marchés qui pourrait pénaliser les entreprises en quête de refinancement. «Il y a aujourd’hui beaucoup de dettes de faible qualité. Plus de la moitié des dettes « investment grade » émises en 2019 ont été notées BBB. Il ne faudrait pas qu’une crise financière s’ajoute à la crise sanitaire», indique Laurence Boone à l’Opinion.
A l’image du chef économiste Philip Lane, les dirigeants de la banque centrale ont cherché à justifier à la fois la première hausse de taux de juin et la deuxième attendue assez rapidement par les marchés.
Le maire travailliste du Grand Manchester, qui vient d’être élu à la Chambre des communes, jouit d’une popularité bien plus forte que l’actuel premier ministre, qu’il pourrait pousser vers la sortie. Keir Starmer compte, quant à lui, résister.
Loin des promesses entendues durant la campagne du référendum de 2016, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a entraîné une longue période de doutes. L’économie britannique a résisté mais sa trajectoire aurait probablement été meilleure sans ce divorce, selon les économistes.
Arnaud Zegierman, sociologue, cofondateur de l’institut Viavoice
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