L’intérêt des fonds pour les sorties en Bourse ne se dément pas
Malgré des marchés d’actions chahutés ces dernières semaines, les sociétés de capital-investissement nourrissent toujours des projets d’introductions en Bourse (IPO) pour leurs participations. Fairfield Energy, une société pétrolière active en Mer du Nord, a fait savoir dernièrement son intention de se coter sur le London Stock Exchange. Son actionnaire depuis 2005 est l’américain Warburg Pincus, l’un des acteurs majeurs du LBO; il compte lever entre 400 et 500 millions de dollars à travers cette opération, ce qui valorise Fairfield à environ un milliard de dollars.
En effet, les acteurs du capital-investissement n’ont pas abandonné leurs projets. En atteste en France la deuxième édition du forum «Private to Public», organisé aujourd’hui par Nyse Euronext et l’Association française des investisseurs en capital (Afic). Au cours de cette manifestation, des investisseurs seront mis en relation avec cinq sociétés contrôlées par des fonds et candidates à une introduction en Bourse dans les six à dix-huit mois qui viennent. Ces entreprises, déclare le communiqué, ont été choisies parmi les candidates par un comité de sélection en fonction de leur parcours et de leur projet de développement.
«Notre soutien […] confirme que la Bourse devrait être pour notre profession une voie de sortie naturelle de ses investissements», explique Jean-Louis de Bernardy, président sortant de l’Afic. Le marché du LBO s’étant quasiment fermé en 2008 et surtout 2009, certaines sociétés de gestion, impatientes de faire tourner leurs portefeuilles après deux ans d’attente, se sont mobilisées dès l’ouverture d’une «fenêtre de tir» sur le marché d’actions, en France, mais aussi à l’étranger.
Mais ces opérations n’ont pas toutes rencontré un plein succès. Chr. Hansen, contrôlé par le français PAI Partners, est parvenu à se coter, mais dans le bas de la fourchette. Dans l’Hexagone, Truffle Capital a par exemple introduit Neovacs et Deinove et n’exclut pas d’autres opérations de ce type. Mais Neovacs a dû réduire le prix de son introduction. Au-delà de la difficulté de valoriser les sociétés de ce secteur, le capital-investissement souffre encore d’une mauvaise réputation auprès des investisseurs de marché, ces derniers leurs reprochant de survaloriser leurs actifs afin d’atteindre leurs objectifs de rendement.
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