L’Insee prévoit un net rebond de l’économie française au second semestre
L’Insee se veut plus optimiste sur l’économie française. L’institut statistique, qui a publié ce matin sa dernière note de conjoncture, anticipe un fort rebond au deuxième semestre après le creux sans précédent enregistré sur la première moitié de l’année du fait du confinement mis en place pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus.
Le produit intérieur brut (PIB) de la France, qui s'était contracté de 5,3% sur les trois premiers mois de l’année, devrait avoir chuté de 17% au deuxième trimestre, indique l’Insee qui s’attend ensuite à un rebond d’environ 19% du PIB au troisième trimestre, avant une progression de 3% au quatrième trimestre.
L'économie française s’est «assez nettement» redressée et la perte d’activité en juin s'établirait à environ 12% par rapport à une situation normale (contre -22% en mai et -30% en avril), selon l’Insee confirmant les estimations de la Banque de France (BdF). Cette dernière, dont le gouverneur François Villeroy de Galhau a indiqué en fin de semaine dernière que l’économie française repartait au moins aussi vite qu’espéré et peut-être un peu plus vite, a estimé lundi que le PIB avait plongé de 14% au cours du deuxième trimestre et devrait connaître un rebond de même ampleur au cours du troisième trimestre.
«Sur l’ensemble de l’année 2020, le PIB diminuerait alors d’environ 9% par rapport à 2019», ajoute l’Insee tout en prenant les précautions d’usage et précisant que de nombreuses incertitudes entourent cette estimation, sujette à variation en fonction de l'évolution de la situation sanitaire en France et dans le monde. Une éventuelle deuxième vague épidémique viendrait nécessairement freiner la reprise, même si l’on peut espérer une cohabitation entre le virus et l’activité économique un peu moins difficile qu’au printemps, estime l’Insee.
«Sous l’hypothèse d’absence de seconde vague pandémique en Europe, les révisions des prévisions de croissance se feront désormais à la hausse. Celles de la Commission européenne diffusées hier sont sorties à contretemps», réagit Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, sur Twitter. Mardi, la Commission européenne a revu en baisse ses prévisions économiques pour la zone euro et anticipe une contraction de 10,6% du PIB français cette année.
Le gouvernement français s’attend lui à une chute de 11% du PIB cette année.
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