L’industrie bancaire propose sa réforme des indices de marché
En pleine offensive des régulateurs contre l’opacité des indices de marché, l’industrie bancaire tente de trouver la parade au scandale du Libor. La Global Financial Markets Association (GFMA), qui regroupe les grandes banques de Wall Street et de la City, a publié le 7 septembre ses «principes» pour l’élaboration de benchmarks financiers. Parmi les destinataires de ce qui s’apparente à une charte de bonne conduite: Michel Barnier, le commissaire européen aux Services financiers, Mark Carney, le président du Conseil de stabilité financière, ou encore Martin Wheatley, chargé par Londres d’une réflexion sur la réforme du Libor.
Faisant profil bas, le lobby des banques reconnaît que «tous les indices financiers d’une importance systémique doivent être soumis à une surveillance réglementaire». Mais il distingue deux cas: lorsque le promoteur d’un indice ou un participant est déjà soumis lui-même à la surveillance du régulateur, ce dernier devra simplement s’assurer que les standards édictés par la profession ont bien été adoptés. Dans le cas contraire, la GFMA propose que ces principes soient mis en œuvre par voie administrative ou réglementaire.
En revanche, une remise en cause du Libor n’est pas à l’ordre du jour. Deux autres voix de l’industrie financière, l’IMA (gérants anglo-saxons) et l’ICMA, dans des documents adressés aux autorités, ont aussi marqué leur nette préférence pour une correction de l’indice, craignant des turbulences de marché en cas de remplacement par une autre référence.
La GFMA demande aussi à ce que les réformes soient harmonisées entre les différentes juridictions. Plusieurs consultations courent en effet en parallèle. La Banque des règlements internationaux s’est saisie du sujet hier en annonçant le lancement d’une consultation sur le Libor, à la suite d’une réunion des principaux banquiers centraux dimanche. Ses conclusions alimenteront le débat au sein du FSB. «Les gouverneurs de la BRI attendent avec impatience les recommandations de la mission Wheatley et les rapports d’autres groupes officiels», indique le communiqué de l’institution. La semaine dernière, sous l’impulsion de Michel Barnier, Bruxelles a lancé sa propre consultation, qui touche aussi bien le Libor et l’Euribor que les indices de matières premières ou immobiliers.
Plus d'articles du même thème
-
Gilles Guibout prend la tête des actions européennes de BNP Paribas AM
BNP Paribas Asset Management a nommé Gilles Guibout au poste de responsable des actions européennes, sous la responsabilité de Guy Davies, directeur des investissements et responsable global des actions actives fondamentales (Global Head of Fundamental Active Equity FAE). -
ABP a investi 500 millions d’euros dans les infrastructures
Le gestionnaire d’ABP, le plus important fonds de pension néerlandais, vient de conclure un nouveau partenariat avec un gestionnaire d'investissements spécialisé dans les infrastructures. -
Man Group lance ses premiers ETF Ucits actifs
La société de gestion alternative dévoile deux véhicules, qui vont se concentrer sur le suivi de tendance et les infrastructures.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
En avant la couleur !
Si les carrosseries flashy ont longtemps été l’apanage des supercars, les autos adoptant des teintes vives s’invitent de plus en plus dans le PAF. -
Triptyque« Vous êtes tous trop durs avec moi » : Emmanuel Macron à l'heure du bilan (littéraire)
Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a été raconté dans de nombreux livres, dont les titres en disent long sur sa présidence. Sans oublier ceux à venir... -
Aux Etats-Unis, les Californiens disent « non » à la taxe Zucman
Après le dépouillement de 60 % des bulletins de vote, le « non » l’emporte à environ 55 %. Un nouveau revers pour l’économiste français Gabriel Zucman