L’Europe passe à côté de la reprise des fusions depuis le début de l’année

Les transactions impliquant des cibles américaines ont fait un bond de 62%, en rythme annuel selon Thomson Reuters, mais ont chuté de 31% en Europe
Yves-Marc Le Reour
L’Europe passe à côté de la reprise des fusions depuis le début de l’année - Fotolia
L’Europe passe à côté de la reprise des fusions depuis le début de l’année - Fotolia  - 

Le montant global des opérations de fusions et acquisitions annoncées au cours du premier trimestre a progressé de 6% en rythme annuel pour atteindre 430,4 milliards de dollars (333,6 milliards d’euros), montrent les statistiques préliminaires qui viennent d’être publiées par Thomson Reuters. Par rapport au quatrième trimestre 2012, qui avait été particulièrement dynamique avec 829 milliards de dollars de transactions annoncées, ce montant traduit toutefois un repli de 48%. Selon ce classement, JPMorgan a pris la première place mondiale des banques conseil depuis le début de l’année, devant Goldman Sachs et BoA Merrill Lynch. JPMorgan arrive également au premier rang sur les transactions européennes ou américaines.

En concentrant 58% du montant des transactions annoncées depuis le 1er janvier, les Etats-Unis ont largement dépassé l’Europe (21%) et la région Asie-Pacifique (14%). Stimulées par plusieurs opérations de grande ampleur déclenchées par des acteurs du private equity, les transactions impliquant des cibles américaines ont fait un bond de 62% par rapport à la même période de l’an dernier, à 207,1 milliards de dollars. Sur les 10 plus grandes transactions annoncées ce trimestre, 7 visaient des sociétés américaines contre seulement 2 pour des cibles européennes. On peut également noter que 79% des transactions annoncées à l’échelle mondiale par des sponsors financiers depuis le 1er janvier ont porté sur des sociétés américaines.

A l’inverse, le Vieux Continent a enregistré en rythme annuel une chute de 31% des transactions à 91,4 milliards de dollars, et de 63% en rythme séquentiel. Les opérations annoncées par des groupes de private equity dans la région n’ont représenté que 9,3 milliards, en baisse de 44% par rapport à l’an dernier à la même époque. En Asie-Pacifique, les opérations à effet de levier ont de leur côté reculé d’un quart à seulement 3,9 milliards.

Les investisseurs semblent enfin rester méfiants vis-à-vis des opérations transfrontalières, comme en témoigne la baisse de 10% de ce type de transactions d’une année sur l’autre, à 112 milliards de dollars, soit 26% de l’activité globale de fusions et acquisitions, contre 31% entre janvier et mars 2012. A l’origine de 27% des opérations transfrontalières ce trimestre, les prédateurs américains ont été les plus audacieux, devant les acquéreurs chinois (12%) et canadiens (6%).

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