L’Europe du Nord devrait soutenir les fusions et acquisitions en 2014

Près de la moitié des dirigeants européens interrogés par le cabinet d’avocats CMS table sur une hausse des transactions sur le Vieux Continent
Yves-Marc Le Réour

Le marché des fusions et acquisitions (M&A) en Europe devrait gagner en dynamisme l’an prochain, montre l’enquête, réalisée en coopération avec Mergermarket, qui a été récemment publiée par le cabinet d’avocats CMS. Sur les 225 dirigeants d’entreprises interrogés dans la région, près de la moitié (48%) table sur une hausse des transactions au cours des 12 prochains mois, alors qu’ils ne sont que 10% à anticiper un recul de l’activité sur ce marché.

Les responsables les plus optimistes sont ceux des pays nordiques (68% d’avis positifs) et ceux des pays d’Europe centrale et orientale (64%), alors que moins d’un quart des dirigeants espagnols tablent sur une progression des opérations de M&A. Les dirigeants français semblent plus indécis, 40% d’entre eux tablant sur une hausse de l’activité et 16% sur un recul l’an prochain.

Pour 62% des personnes interrogées, c’est d’abord l’appétit des entreprises non européennes qui sera à l’origine de ce regain d’intérêt, particulièrement de la part des pays émergents. «Les entreprises publiques et les fonds d’investissement originaires d’Asie du Sud-est et de la région du Golfe sont devenus des acteurs de plus en plus importants ces dernières années», relève l’étude.

Respectivement 57% et 52% des responsables soulignent ensuite le faible niveau de valorisation des cibles et la trésorerie abondante des acquéreurs potentiels, y compris au sein des entreprises européennes. Concernant les cessions, les principaux moteurs de l’activité devraient être le besoin de lever des capitaux pour se développer sur des marchés en forte croissance ou se désengager d’activités en difficulté.

Bénéficiant de perspectives économiques et de conditions de financement relativement favorables, l’Europe du Nord au sens large apparaît comme la zone la plus propice à susciter l’intérêt des investisseurs. Derrière les pays germanophones, les dirigeants interrogés misent sur les pays nordiques, puis sur le Royaume-Uni et l’Irlande. Quasiment la moitié de l’échantillon juge que les pays nordiques figureront parmi les trois marchés les plus attrayants pour les acquéreurs étrangers.

Concernant la nationalité des prédateurs potentiels, les entreprises allemandes figurent, pour 73% des répondants, dans le trio de tête des candidats les mieux placés pour animer les transactions sur le Vieux Continent, devant les entreprises britanniques et irlandaises.

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