Les vannes des marchés sont grandes ouvertes pour le financement du M&A
L’effervescence des marchés de dette corporate et d’actions, aux Etats-Unis comme en Europe, sert les projets d’acquisition. Les volumes levés – hors prêts bancaires – pour financer des M&A n’ont jamais été aussi hauts pour un début d’année, selon les statistiques compilées pour L’Agefi par Dealogic, et qui remontent jusqu’à 2000.
Depuis le 1er janvier, les entreprises non financières ont émis dans le monde l’équivalent de 44,7 milliards d’euros d’obligations afin de financer des rachats de sociétés. C’est près du double de 2014. Le nombre de transactions atteint lui aussi un sommet (31). Sur les marchés actions et convertibles, les montants levés cette année dépassent déjà 24 milliards d’euros, autant que le cumul des cinq années précédentes à la même période.
Les groupes américains en sont très largement responsables, avec comme symbole Actavis. Le laboratoire pharmaceutique américain, qui a déboursé 65,7 milliards de dollars en novembre pour racheter le fabricant du Botox, Allergan, a réalisé cette semaine la deuxième plus grosse émission obligataire d’un corporate américain de l’histoire, en levant 20,5 milliards de dollars. Le groupe a aussi réalisé une offre simultanée de 4,6 milliards de dollars de convertibles et 3,8 milliards d’actions, du jamais vu aux Etats-Unis depuis 2011 et une transaction mixte signée MetLife.
En jouant sur toute la profondeur des marchés d’actions et de dette, avec pour ces derniers une souplesse juridique et des conditions de taux imbattables, les candidats au M&A en viennent dès lors à délaisser les loans. Les financements bancaires pour des acquisitions sont en repli de 75% sur un an aux Etats-Unis.
{"title":"","image":"82014»,"legend":"D\u00e9marrage en trombe d\u00e9but 2015 pour les volumes mondiaux de financement M&A. Illustration L’Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
PAI mise sur la gestion des invendus de luxe avec l’acquisition d'Arlettie
L'opération marque le troisième investissement du deuxième millésime mid-market lancé en 2025. -
Rémy Cointreau vise un retour de la croissance après un exercice en retrait
Le producteur de cognac a enregistré un recul de ses résultats au cours de l'exercice 2025-2026, pénalisé notamment par la hausse des droits de douane. -
L'association allemande des fonds de pension rejette la révision d'IORP II et réclame un nouveau texte
L'association estime que le texte menace les structures existantes de retraite professionnelle sans apporter de bénéfice mesurable aux affiliés.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
Contenu de nos partenaires
-
En équilibreLutte contre l'antisémitisme : Aurore Bergé peaufine la nouvelle version de sa loi
Après le retrait d’une première proposition de loi jugée trop clivante, l’exécutif tente de bâtir un cadre plus consensuel. Un mois après les consultations de tous les groupes parlementaires, le texte est en route pour le Conseil d'Etat -
C'est openLe français H Company rejoint la coalition Nemotron de Nvidia
Cette alliance open source à durée indéterminée permettra notamment à H Company de bénéficier de la puissance de calcul du géant américain -
L'Union européenne prête à reprendre les négociations d'adhésion avec l'Ukraine
Mercredi 3 juin, Bruxelles a ouvert la voie à la reprise formelle des négociations d'adhésion avec l'Ukraine. Celles-ci étaient bloquées jusqu'à présent par la Hongrie