Les Spac entament leur campagne de séduction 2011 en Italie
Les coquilles vides serrent les rangs en Bourse. La toute première introduction d’un Spac (Special purpose acquisition company) dans le monde cette année se déroule à Milan, et c’est une première historique pour le marché italien. Italy1 Investment, tel est le nom de ce véhicule d’investissement dont l’objet est de réaliser une acquisition, veut lever 150 millions d’euros dans le cadre d’une opération orchestrée par Intesa Sanpaolo et JPMorgan. La période de souscription a pris fin vendredi dernier.
Le Spac, présidé par le patron du fonds d’infrastructures italien F2i, Vito Gamberale, a vocation à investir auprès de sociétés européennes de taille moyenne, dont la valorisation se situe entre 300 millions et un milliard d’euros.
Dealogic souligne que six autres IPO de Spac sont actuellement en préparation, pour un montant total attendu de capitaux levés de 537 millions de dollars. La France reste totalement absente de ce terrain de jeu. L’an passé, ces véhicules ont levé 1,2 milliard de dollars par le biais de 28 opérations. Ce qui représente un rebond tout relatif par rapport au creux observé en 2009 (2 IPO pour 196 millions), bien loin du sommet atteint en 2007. La plus importante IPO de Spac jamais réalisée avait eu lieu cette année-là, avec Liberty Acquisition Holding, qui a acquis en 2010 une participation majoritaire au capital du groupe espagnol de médias Prisa.
Mais la promesse n’est pas toujours respectée, et il s’avère que le chèque en blanc consenti par l’investisseur au moment de l’entrée en bourse reste bien souvent vierge. Dealogic met en lumière que seulement 98 des 191 Spac mis en Bourse depuis 2005, soit 51%, ont effectivement réalisé des acquisitions, levant à cette occasion un montant complémentaire cumulé de 15,4 milliards de dollars.
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