Les projets de cession fleurissent dans le paysage du LBO en France
Plusieurs projets de cession émergent dans le paysage du LBO français. Investcorp, actionnaire à hauteur de 80% d’IPH France, a mandaté Rothschild & Cie en vue d’étudier une cession du distributeur de produits industriels, a indiqué à L’Agefi une source proche du dossier. En cas de réalisation, l’opération tournerait autour de 500 millions d’euros, selon des sources citées par Bloomberg. Investcorp n’a pas souhaité faire de commentaires.
Parallèlement, Labco, détenu depuis 2008 par 3i (à hauteur de 20%), TCR Capital Partners, NI Partners (devenu Nixen Partners) et CIC Finance, pourrait également voir son capital remanié. Alors que le réseau de laboratoires d’analyse aurait été approché par Blackstone en vue d’une reprise, le consortium d’investisseurs emmené par 3i, qui n’a fait aucun commentaire, aurait décidé de lancer un processus de vente formel en septembre, selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg.
EQT Partners, Bain Capital et Towerbrook Capital Partners pourraient être candidats à la reprise de Labco, qui serait valorisé autour d’un milliard d’euros. Labco a procédé en début d’année à un refinancement incluant une émission obligataire à haut rendement de 500 millions d’euros couplée à une ligne de crédit bancaire renouvelable de 125 millions d’euros.
Sun Capital a par ailleurs mandaté la banque Morgan Stanley en vue d’une cession de DBApparel, regroupant les marques de sous-vêtements Dim, Playtex et Wonderbra. Sun Capital est un actionnaire «qui étudie en permanence les opportunités permettant d’assurer la croissance future de DBA, mais aucune décision n’a été prise», indique DBA, sans faire de plus amples commentaires. Sun Capital viserait plus de 600 millions d’euros dans le cadre d’une cession éventuelle.
Plusieurs opérations se sont récemment concrétisées, à l’image du fabricant de margarines Saint Hubert cédé par Montagu Private Equity au groupe britannique Dairy Crest pour 430 millions d’euros ou de l’enseigne d’optique Afflelou vendue par Bridgepoint et Apax à Lion Capital. Dans le cadre de ce dernier LBO, les banques ont toutefois dû modifier les termes du financement en vue d’assurer la syndication de la dette. Par ailleurs, d’autres projets semblent patiner, à l’image du processus de vente des clubs de vacances Belambra (ex-VVF Vacances), contrôlés par Acto (Groupama) aux côtés de la CDC.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions anticipent toujours une résistance des Bourses
Les Bourses japonaises et américaines devraient à peine progresser sur les six prochains mois. Paris dispose de près de 4% de potentiel de hausse, juste de quoi effacer le retard accumulé depuis le début de l’année. -
Les gérants affichent toujours un portefeuille offensif
Les actions pèsent encore 50%, tandis que l’obligataire progresse de deux points à 43%. Signe de relative confiance, la poche de cash retombe sur ses plus bas. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Crise de nerfsLa dette française dans le chaudron des marchés, jusqu'où ?
Des investisseurs abandonnent la dette française au profit des emprunts allemands. La BCE est dans la ligne de mire -
Attaque-défenseContrôle des investissements étrangers : Berlin prépare un plan anti-Chine
Le ministère allemand de l'Economie veut renforcer le droit de regard du gouvernement fédéral pour prévenir des investissements chinois dans des secteurs stratégiques -
BougeotteÇa swingue dans les conseils d'administration du CAC 40
Le renouvellement des conseils d’administration devient un sujet de stratégie à part entière. En France, les entreprises du CAC 40 ont davantage recruté en 2025 et privilégient les profils plus transversaux, souligne une étude du cabinet Heidrick & Struggles