«Les marchés d’actions devraient tirer profit d’un contexte économique porteur en 2026»
L’Agefi : Pourquoi êtes-vous si confiant sur une progression durable des marchés actions occidentaux ?
Kevin Thozet : 2026 s’annonce comme une année où les quatre plus grandes économies mondiales mettront en œuvre des mesures de relance budgétaire. Alors même que les anticipations d’inflation demeurent étonnamment contenues : un cocktail que les marchés financiers affectionnent particulièrement.
Les marchés d’actions devraient bénéficier de ce contexte économique porteur : toutes choses égales par ailleurs, la croissance du PIB devrait se répercuter sur les bénéfices des entreprises. Ces derniers devraient croître de plus de 10% aux Etats-Unis et dans le reste du monde l’année prochaine. Et les marchés d’actions devraient aussi être soutenus par des facteurs moins dépendants des aléas de marché, tels que les rachats d’actions, ou la sous-détention et la sous-valorisation de certains segments d’actions, notamment en Europe et dans les marchés émergents. Un contexte qui est donc favorable aux actions.
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Après un bond de plus de 30% depuis le début de l’année, la Bourse japonaise dispose-t-elle encore d’un potentiel de hausse ?
La trajectoire de performance des actions japonaises s’est en effet affranchie de celle des actions monde depuis cet été. Les perspectives de changement de leadership et de voir davantage de dépenses budgétaires puis des retombées positives attendues des «Sanaenomics» ont apporté un nouveau souffle aux actions japonaises. Si ce dernier point reste à démontrer, a fortiori car le point de départ en termes de valorisations est bien différent, la croissance nominale devrait y demeurer élevée pour les trimestres à venir – Sanae Takaishi visant à finaliser une enveloppe budgétaire de quelque 65 milliards de dollars supplémentaires – ce qui devrait se retrouver dans les résultats des entreprises japonaises. Y investir en devise locale constitue une source de diversification supplémentaire, permettant de s’indexer positivement à l’inflation japonaise d’une part, et d’être exposé à un actif décorrélant en période adverse au risque d’autre part.
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