Les investisseurs européens en LBO sont de plus en plus sélectifs
Dans le sillage de la crise, les investisseurs affichent une forte sélectivité à l’égard des fonds d’investissement. «Un nombre record d’investisseurs (LPs) ont rejeté des demandes de réinvestissement émanant de leur équipe de gestion (GPs)», relève le dernier baromètre semestriel Coller Capital, réalisé entre octobre et novembre 2010 auprès de 120 LPs internationaux (dont une cinquantaine d’européens).
Le taux de refus des investisseurs européens a ainsi été porté à 91%, contre 63% deux ans auparavant, tandis que celui des investisseurs asiatiques a crû de 52 à 70%. La progression se révèle moins marquée en Amérique du Nord, où le taux est passé de 79 à 84% en deux ans. Ce taux de refus peut ne concerner qu’un seul gérant parmi l’ensemble des fonds avec lequel le LP travaille.
Parallèlement, 57% des LPs européens prévoient d’accroître le volume de leurs engagements cette année, seuls 12% prévoyant de le réduire. «Cette perspective d’accroissement en termes d’allocation dans le private equity n’indique pas forcément une hausse du montant alloué. Tout dépend de l’enveloppe globale», relève François Aguerre, directeur d’investissement chez Coller Capital, à l’occasion lundi d’une conférence de presse.
Dans un contexte d’accroissement du nombre des refus de réinvestissement, le secteur est notamment porté par la volonté des LPs européens (pour 75% de la cinquantaine d’investisseurs interrogés) de nouer des relations avec de nouveaux GPs au cours des deux à trois prochaines années.
Alors que le segment du LBO de petite et moyenne capitalisation reste perçu comme le plus attractif par les investisseurs européens (66 et 62%), «la confiance revient sur les grands LBO (cités par 22% du panel, contre 12% un an plus tôt)», relève François Aguerre.
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