Les fusions-acquisitions seront le moteur de la BFI en 2011

Selon l’étude annuelle de Thomson Reuters et de Freeman Consulting, l’activité de M&A devrait croître de 36 % l’an prochain
Olivier Decarre

La BFI peut se préparer à un bon millésime 2011. C’est du moins ce que laisse entrevoir l’étude annuelle de Thomson Reuters et de Freeman Consulting réalisée auprès de 150 dirigeants. Après une progression modeste de 5% cette année, les quatre grands segments de la BFI (fusions-acquisitions, primaire actions, primaire obligataire corporate et prêts syndiqués) devraient connaître une activité plus soutenue en 2011 avec une progression moyenne de 23%.

Les fusions-acquisitions devraient tirer les chiffres vers le haut. Leur progression est attendue à 36%, portant les volumes au-delà des 3.000 milliards de dollars (voir graphique). Les secteurs de l’immobilier et de la finance devraient occuper le devant de la scène (+88% et +75% prévus), tandis que la chasse aux actifs restera a priori un élément stratégique clé dans la santé.

Avec des bilans reconstitués, les besoins de financement ne suivront pas nécessairement la même pente. La progression du marché des prêts syndiqués est par exemple attendue à 16% (2.800 milliards), soutenue avant tout par les besoins de refinancement.

Ces besoins de refinancement devraient en parallèle nourrir l’activité obligataire corporate, d’autant plus dans un environnement de taux bas. Les volumes sont vus en hausse de 14% (1.280 milliards). D’ailleurs, seuls 22% des sondés estiment que le capital sera une ressource moins chère que la dette. Les volumes d’émissions d’actions pourraient tout de même progresser de 21%. L’étude fait à cet égard une parenthèse sur les introductions en Bourse. Avec des valorisations en hausse, les IPO seront, selon 50% des répondants, une option de sortie plus attractive que les M&A.

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