Les fonds de private equity regardent de plus en plus vers le Moyen-Orient
Ce serait une première. Blackstone serait sur le point de finaliser l’acquisition d’une participation minoritaire au capital du groupe de Dubaï GEMS Education, indique Bloomberg qui se réfère à trois sources proches du dossier. Le groupe américain de private equity n’a encore jamais réalisé d’opération dans cette partie du monde.
Blackstone se serait associé pour l’occasion à Fajr Capital, un fonds de capital investissement dubaïote soutenu par le fonds souverain malaisien Khazanah. Les négociations portent sur 20% du capital de GEMS Education, le premier opérateur d’établissements scolaires au monde. Le groupe gère plus de 100 écoles privées dans 14 pays, dont une en France. Blackstone et Fajr Capital pourraient acheter 20% du capital du groupe, pour un montant d’environ 350 millions de dollars. L’investissement serait réalisé par Blackstone Tactical Opportunities. L’accord pourrait être signé dans les prochaines semaines. GEMS Education avait engagé Credit Suisse l’an dernier pour réfléchir à une ouverture de son capital. Le groupe envisageait à l’époque de lever 500 millions de dollars en vendant un quart de son capital. Il a restructuré sa dette en 2013.
Cette opération démontrerait le nouvel appétit des fonds de private equity américains pour une région qu’ils avaient encore peu explorée ou pour des montants relativement limités. KKR et CVC Capital Partners se sont par exemple dernièrement associés pour déposer une offre dans le courant du mois d’août sur Kuwait Food & Co, le premier opérateur de restaurants KFC et Pizza Hut au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Advent International et TPG Capital Management seraient également intéressés. Kuwait Food & Co est valorisé près de 4 milliards de dollars.
Les grands fonds de private equity profitent des besoins de financement des sociétés du Golfe destinés à soutenir leurs plans de développement dans d’autres régions. L’économie locale s’est également redressée et assainie depuis la faillite de Dubaï World en 2009. En début d’année, le FMI a relevé à 4,5% sa prévision de croissance pour les Emirats arabes unis pour 2014 tout en renouvelant ses inquiétudes sur le gonflement du marché de l’immobilier.
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