Les fonds de LBO ont préféré les retraits de cote aux IPO cette année
Les fonds de LBO participent pleinement au regain d’intérêt pour les Bourses. Depuis janvier, ils ont réalisé 58 retraits de cote pour un total de 83,3 milliards de dollars (60,5 milliards d’euros), contre 30 milliards sur l’ensemble de l’année 2012, dévoilent les données compilées par Preqin. Ils ont aussi introduit en Bourse 95 sociétés en portefeuille pour un total de 35,4 milliards d’euros, contre 14,5 milliards un an plus tôt.
Les retraits de cote atteignent leur plus haut niveau depuis le début de la crise financière selon Preqin, mais ils restent très loin de la barre des 300 milliards de dollars, dépassée en 2006 et 2007. Les fonds ont également racheté moins d’entreprises cotées qu’au cours de chacune des trois dernières années, mais quelques méga deals ont dominé l’actualité (lire le tableau).
En début d’année, 3G Capital et Berkshire Hathaway, le fonds de Warren Buffett, se sont arrogé le ketchup Heinz pour 28 milliards de dollars, tandis que MSD Capital et Silver Lake mettaient la main sur les ordinateurs Dell pour 24,9 milliards. Ces deux opérations dépassent à elles seules l’ensemble des retraits de cote enregistrés en 2011 ainsi qu’en 2012. Elles représentent aussi 63% des opérations de ce type cette année.
Avec seulement 8 rachats de sociétés cotées pour un total de 3,7 milliards de dollars, l’Europe fait figure de parent pauvre. Annoncé en novembre, le plus gros deal du continent est le retrait de cote de Unit4, un éditeur de logiciels néerlandais repris par Advent pour 1,17 milliard d’euros. Du côté des cessions de participations, les fonds de LBO sont davantage retournés en Bourse qu’au cours des dernières années. Ils tutoient de nouveau le seuil des 100 introductions en Bourse, dépassé en 2006 et 2007, mais le volume des transactions (34,5 milliards de dollars) est supérieur. Seul 2011 fait mieux en la matière, avec un total de 40,4 milliards de dollars.
L’Europe tire cette fois son épingle du jeu cette année, avec 26 IPO pour un total de 12 milliards de dollars, contre 50 mises sur le marché aux Etats-Unis, pour 19 milliards. Derrière deux cotations américaines, les hôtels Hilton et le producteur de pétrole et gaz Antero, figurent trois IPO européennes: celle du groupe de loisirs Merlin et de la société russe Tinkoff Credit à Londres, et la privatisation de la Poste belge.
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