Les discussions sur le plafond de la dette américaine reviennent sans cesse au point de départ
Les jours passent et les Etats-Unis restent dans l’impasse. A Washington, l’administration Obama et le Congrès ne parviennent pas à s’entendre sur les modalités du relèvement du plafond de la dette du pays. De source démocrate, Reuters croit savoir que Barack Obama a indiqué aux parlementaires américains, à l’occasion d’une réunion de soixante-quinze minutes hier soir à la Maison blanche en présence notamment du président républicain de la chambre des représentants, John Boehner, qu’ils devaient être prêts à tenir des réunions tous les jours de la semaine si cela est nécessaire pour résoudre ce problème.
Le plafond actuel est de 14.300 milliards de dollars mais le département du Trésor et des économistes jugent que si un accord n’est pas trouvé avant le 2 août, les Etats-Unis risquent de se trouver dans une situation de défaut technique sur leur dette.
Cette situation aurait des conséquences pour l’ensemble de l'économie mondiale et pourrait plonger à nouveau le pays dans la récession.
Selon la source citée par Reuters, le président américain a insisté auprès des élus républicains pour les convaincre de parvenir à un plan de réduction du déficit d’un montant de 4.000 milliards de dollars sur dix ans. Ce plan prévoit une réduction des dépenses publiques ainsi qu’un relèvement du montant des impôts.
Les républicains souhaitent, eux, un plan plus modeste avec une réduction du déficit de 2.000 milliards de dollars financée seulement par une baisse des prestations sociales Medicaid et Medicare. «Si ce n’est pas maintenant (le moment d’un plan plus ambitieux), alors quand ?» aurait demandé le président américain. Le Secrétaire au Trésor Timothy Geithner a confirmé hier sur la chaîne de télévision NBC que le président cherche à trouver «l’accord le plus large possible». Faute de compromis, l’économie américaine pourrait être exposée à ses yeux à des «dégâts catastrophiques». Un conseiller de la présidence a de son côté avancé que les discussions d’aujourd’hui lundi devraient viser à trouver une «approche équilibrée à la réduction du déficit».
Barack Obama doit pour l’heure tenir une conférence de presse à 11h00, 17h00 à Paris, pour faire le point sur l'état d’avancement des négociations.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Applaudimètre« Même si vous ne m’aimez pas » : au Bourget, la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon
Devant plus de 20 000 personnes selon les organisateurs, le candidat insoumis a présenté samedi la version actualisée de son programme L'Avenir en commun. Pour espérer battre Marine Le Pen, il compte sur des « causes communes » plutôt que sur des concessions. -
Sécurité européenne : les dirigeants européens rejettent le projet d’accord de Trump avec Moscou
Donald Trump promet la conclusion d’un vaste accord avec la Russie qui pourrait concerner « toute l’Europe ». À quelques jours de la reprise des pourparlers sur l’Ukraine à Abou Dhabi, les Européens préviennent que la sécurité du continent ne se négociera pas sans eux -
Introduction en Bourse d’Anthropic : le krach des valeurs de l’IA fait fondre la valorisation espérée
Après la chute historique du Nasdaq jeudi, les investisseurs intéressés par l’introduction en Bourse du créateur de Claude n’évoquent plus qu’une valorisation comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de dollars, très loin des 2 000 milliards encore envisagés début octobre