Les Caisses d’Epargne labourent le terrain de l’économie régionale
Le livret régional, lancé à partir de février 2014, a permis à la Caisse d’Epargne de collecter plus de 400 millions d’euros de dépôts au 31 décembre 2014, à travers l’ouverture de plus de 30.000 comptes. Il a été créé afin de permettre à ses clients de consacrer une partie de leur épargne à des projets locaux identifiés à l’échelle de chaque caisse.
«Pour l’heure, 16 des 17 Caisses d’Epargne régionales ont déployé le livret régional», précise Corinne Chastre, responsable du marché de l’épargne de l’Ecureuil. La caisse du Midi-Pyrénées, qui disposait d’offres similaires, est en phase de transition, achevée dans les mois qui viennent.
«La préconisation est de proposer une rémunération comprise entre celle du livret A et du Livret B. Les clients recherchent avant tout la valeur d’usage du livret régional davantage que la rémunération pure. L’une des particularités du produit est d’apporter des preuves de l’utilisation de l’épargne, dont chaque caisse est responsable», détaille Corinne Chastre. Une cinquantaine de projets ont été pour l’instant identifiés, pouvant atteindre plusieurs millions d’euros.
Le montant de la collecte est inférieur à l’objectif de 500 millions fixé au moment de l’annonce de l’initiative, en mars 2014, mais la Caisse d’Epargne précise aujourd’hui qu’il s’agissait d’un objectif à 12 mois, donc à mars 2015, et non pour l’année 2014. «Nous n’avions pas anticipé que les taux d’intérêts reculent aussi vite et aussi bas», indique toutefois Corinne Chastre. Les épargnants français ont en effet délaissé les livrets d’épargne pour des produits plus rémunérateurs, comme l’assurance vie. Compte tenu du contexte, aucun objectif précis de collecte n’a d’ailleurs été communiqué pour 2015.
Les livrets régionaux n’auraient pas siphonné les livrets d’épargnes réglementés. «Plus qu’un transfert d’encours, on note un transfert de nouveaux flux. Des clients qui, auparavant, versaient sur leur Livret A, versent aujourd’hui sur le livret régional», assure la responsable.
Réseau mutualiste, appartenant au groupe BPCE, la Caisse d’Epargne confirme sa volonté de se rapprocher de leurs clients professionnels et entreprises locaux. Dans une philosophie proche, elle annoncera mercredi le lancement de Caisse d’Epargne Développement, une société de capital risque (SCR) nationale, dont la vocation sera de co-investir dans des PME et ETI aux côtés des sociétés de capital-investissement des caisses régionales.
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