Les bonus dans le capital investissement se sont révélés très disparates en 2010
Les écarts de rémunération variable entre les fonds de capital investissement se sont accrus en 2010. Si la base des salaires est restée relativement stable, la réelle divergence s’est manifestée dans la distribution de bonus, attribués sur la base des performances réalisées en 2009. Alors que 24% des fonds ont réduit ces bonus en 2010, 28% les ont augmentés, selon un sondage réalisé par la société Preqin auprès de 180 fonds d’investissement internationaux.
«Les bonus se basent sur des éléments qualitatifs et quantitatifs tels que le nombre d’investissements et de cessions réalisés. Ils se différencient du carried interest, qui repose sur un partage de performance et de prise de risque liée à l’acquisition de parts dans un fonds», explique Sophie Wigniolle, directrice générale d’Eric Salmon & Partners.
Dans le sillage de la crise,«les performances dans le capital investissement ont souffert. On a toutefois pu constater une remontée partielle des valeurs d’actifs nets et des taux de rendement interne des fonds, même si cela n’a pas été le cas pour l’ensemble du secteur. En conséquence, les modifications en termes de rémunération par rapport à l’an passé ont fortement varié selon les sociétés», explique Sam Meakin, analyste chez Preqin.
Ainsi, près d’un cinquième des fonds ayant réduit le montant des bonus payés à leurs collaborateurs (soit 5% de l’ensemble des fonds) ont quasiment supprimé cette forme de rémunération, les montants ayant été réduits de 91% à 100%, souligne l’étude. De l’autre côté du spectre, près de 10% des fonds ayant accru ces bonus (soit 3% de l’ensemble des fonds) ont quasiment doublé leurs montants. «La réduction moyenne enregistrée s’établit à 45%, contre une augmentation moyenne de 42%», relève Preqin.
«Alors que l’activité des fonds d’investissement s’est reprise cette année, les bonus attribués en 2011 devraient enregistrer une progression générale. Le carried interest va continuer à être impacté par la crise. Certaines sociétés ont par exemple dû réduire le montant de leurs fonds, ce qui réduit l’assiette que les collaborateurs se partageront», indique Sophie Wigniolle.
Les salaires, eux, se sont stabilisés en 2010. «Près de la moitié (44%) des sociétés de capital investissement n’ont pas modifié leur niveau de salaires et 31% l’ont légèrement augmenté, de 1 à 5%», relève Preqin.
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