Les banques ne doivent pas compter sur la reprise pour résoudre leurs difficultés
Le prix des actions bancaires européennes a augmenté ces derniers mois grâce à l’optimisme qu’inspire le retournement cyclique de l’économie et aux pas accomplis vers une résolution des banques les plus en difficulté dans le contexte d’une meilleure stabilité financière mondiale, estime le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport semi-annuel sur la stabilité financière, publiée le 19 avril 2017.
Mais il y a un bémol prévient l’institution de Bretton Woods pour qui cette amélioration boursière des financières, liée aussi à la réduction des risques macroéconomiques et à l’espoir d’une reflation, ne doit pas dissimuler l’ampleur des défis auxquels sont confrontées les banques, précise le rapport intitulé «Getting the policy mix right».
« Le redressement cyclique est probablement insuffisant pour restaurer la profitabilité des banques toujours fragiles», et il en faut plus pour améliorer leur résistance », souligne le document.
Selon les auteurs du document, les difficultés structurelles qui existent dans l’ensemble du système, caractérisées par des inefficacités opérationnelles, des business models déficients, une allocation du crédit inefficiente, des capacités en excès, et un lourd héritage de mauvaises dettes, sont autant de défis, particulièrement pour les banques centrées sur leur marché domestique.
« Les grandes banques internationales sont elles-aussi affectées par ces défis de l’ensemble du système, et sauf si elles sont résolues, la seule restructuration du business model sera probablement insuffisante », insiste le FMI.
Des politiques plus systématiques et plus globales sont nécessaires pour régler les défis de la profitabilité et du poids de la dette, ainsi que pour réduire les risques pour la stabilité financière, insistent les auteurs du rapport dont une section est consacrée à cette question, intitulée «Les systèmes bancaires européens: relever les défis structurels».
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