Les banques américaines ont remboursé le gros de leur dette aux pouvoirs publics
Avec la vente d’un reliquat de participation de 7% dans Citigroup par le Trésor américain, le système bancaire est en bonne voie de solder ses comptes. Avant cette opération, le Trésor avait déjà récupéré auprès des banques 192 milliards de dollars, soit 78% des montants versés par le Tarp (Troubled Asset Relief Program) à la suite de la faillite de Lehman Brothers (voir tableau). Si l’on considère que la transaction Citigroup devrait rapporter une dizaine de milliards de dollars (le chiffre exact sera connu à la fin de la semaine), le taux de remboursement dépasse les 82%.
Citigroup fait suite à Goldman Sachs, JPMorgan et Bank of America, qui ont été jugées suffisamment saines pour retrouver leur indépendance. Aujourd’hui, la plupart des grands noms du secteur ne sont plus redevables au Tarp et seules y demeurent une myriade d’établissements régionaux ou mineurs. Parmi les sommes dues les plus importantes, Fifth Third Bancorp, une banque basée à Cincinnati, doit rembourser plus de 3,4 milliards de dollars perçus sous forme d’actions préférentielles et de warrants, selon le dernier rapport du Tarp. Selon une note de la banque d’affaires Evercore Partners, cette banque pourrait être la prochaine à sortir du Tarp.
Mais le plus gros morceau reste AIG, qui a bénéficié d’une ligne de 70 milliards de dollars, dont 48 milliards ont déjà été utilisés. Le Trésor devra patienter avant de retrouver ses fonds. Début novembre, il a indiqué que l’assureur américain recevrait en outre 22 milliards de dollars pour financer le rachat des titres préférentiels détenus par la Réserve fédérale de New York au sein de deux véhicules d’AIG (AIA Aurora et Alico Holdings); ces titres seront transférés au Trésor, qui contrôlera dès lors 92% de l’assureur.
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