LendingClub se valorise jusqu'à 692 millions de dollars dans le cadre de son IPO
La plate-forme américaine de prêts qui connaît une croissance soutenue a retenu une fourchette de 10 à 12 dollars par titre.
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Antoine Duroyon
LendingClub s'échauffe en prévision de son introduction en Bourse. Le spécialiste américain du crédit online à destination des particuliers a levé hier le voile sur les modalités de l’opération prévue sur le New York Stock Exchange (symbole LC). Morgan Stanley, Credit Suisse, Goldman Sachs et Citigroup sont à la manœuvre. Une étape qui va lui permettre de débuter les traditionnels roadshows auprès des investisseurs institutionnels.
Le groupe basé à San Francisco et dirigée par le Français Renaud Laplanche prévoit de proposer 57,7 millions de titres à un prix unitaire compris entre 10 et 12 dollars, selon un document réglementaire.
LendingClub pourrait donc lever jusqu'à 692 millions de dollars en haut de fourchette et se valoriser jusqu'à 4,3 milliards de dollars sur la base des 361,1 millions d’actions en circulation (hors stock-options). Dans le cadre d’un tour de table de 65 millions de dollars réalisé en avril, LendingClub se valorisait près de 3,8 milliards de dollars. A ce niveau de 4,3 milliards de dollars, la valorisation de LendingClub représenterait 44 fois les revenus d’environ 98 millions de dollars dégagés l’an dernier. C’est bien davantage que le multiple de 7 affiché par les 96 sociétés du Nasdaq mais LendingClub connaît une croissance extrêmement rapide.
Le chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’année a ainsi atteint 143 millions de dollars, soit plus du double que sur la période correspondante de 2013. Quant au volume de prêts financés, il a dépassé les 6 milliards de dollars à fin septembre depuis le lancement en 2007. La mécanique commence à être bien huilée ; l’Ebitda ajusté ressort à 13,4 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, comparé à 8,7 millions un an auparavant. Les dépenses en marketing et recrutement, en amont de l’IPO, ont toutefois abouti à une perte de 23,9 millions de dollars sur neuf mois, comparé à un profit de 4,5 millions en 2013.
Tout en restant focalisé sur le développement aux Etats-Unis, Renaud Laplanche réfléchit au coup d’après. «Au fil du temps, nous prévoyons de répondre à une vaste palette de besoins de crédit pour une large population de consommateurs et d’entreprises au niveau mondial», a-t-il écrit récemment. La société a déjà fait évoluer son offre pour intégrer les prêts aux très petites entreprises et financer des dépenses liées à l'éducation ou à la santé.
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