LendingClub se valorise jusqu'à 692 millions de dollars dans le cadre de son IPO
LendingClub s'échauffe en prévision de son introduction en Bourse. Le spécialiste américain du crédit online à destination des particuliers a levé hier le voile sur les modalités de l’opération prévue sur le New York Stock Exchange (symbole LC). Morgan Stanley, Credit Suisse, Goldman Sachs et Citigroup sont à la manœuvre. Une étape qui va lui permettre de débuter les traditionnels roadshows auprès des investisseurs institutionnels.
Le groupe basé à San Francisco et dirigée par le Français Renaud Laplanche prévoit de proposer 57,7 millions de titres à un prix unitaire compris entre 10 et 12 dollars, selon un document réglementaire.
LendingClub pourrait donc lever jusqu'à 692 millions de dollars en haut de fourchette et se valoriser jusqu'à 4,3 milliards de dollars sur la base des 361,1 millions d’actions en circulation (hors stock-options). Dans le cadre d’un tour de table de 65 millions de dollars réalisé en avril, LendingClub se valorisait près de 3,8 milliards de dollars. A ce niveau de 4,3 milliards de dollars, la valorisation de LendingClub représenterait 44 fois les revenus d’environ 98 millions de dollars dégagés l’an dernier. C’est bien davantage que le multiple de 7 affiché par les 96 sociétés du Nasdaq mais LendingClub connaît une croissance extrêmement rapide.
Le chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’année a ainsi atteint 143 millions de dollars, soit plus du double que sur la période correspondante de 2013. Quant au volume de prêts financés, il a dépassé les 6 milliards de dollars à fin septembre depuis le lancement en 2007. La mécanique commence à être bien huilée ; l’Ebitda ajusté ressort à 13,4 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, comparé à 8,7 millions un an auparavant. Les dépenses en marketing et recrutement, en amont de l’IPO, ont toutefois abouti à une perte de 23,9 millions de dollars sur neuf mois, comparé à un profit de 4,5 millions en 2013.
Tout en restant focalisé sur le développement aux Etats-Unis, Renaud Laplanche réfléchit au coup d’après. «Au fil du temps, nous prévoyons de répondre à une vaste palette de besoins de crédit pour une large population de consommateurs et d’entreprises au niveau mondial», a-t-il écrit récemment. La société a déjà fait évoluer son offre pour intégrer les prêts aux très petites entreprises et financer des dépenses liées à l'éducation ou à la santé.
Plus d'articles du même thème
-
La Zambie relève son offre pour le rachat des obligations 2053
La fronde de certains créanciers a contraint le pays à relever l’offre sur les obligations émises lors de la restructuration de 2024, indexées sur des critères économiques. -
L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
Avec une valorisation demandée de 1.750 milliards de dollars, l'entreprise d'Elon Musk s'apprête à pulvériser tous les records pour son entrée sur le Nasdaq. La mise à feu boursière pourrait intervenir dès le 12 juin. De premières et rares voix se font entendre, à l'image de Morningstar qui aboutit à une valorisation sensiblement inférieure. -
Le marché du gaz naturel livre ses paradoxes
Les cours du gaz naturel ne progressent pratiquement plus en Europe et en Asie depuis des semaines, grâce aux espoirs sur l’ouverture du détroit d’Ormuz et une demande jusque-là contenue. Les hedge funds font le pari d’une normalisation des prix au second semestre. Mais tous les analystes ne sont pas d’accord.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Contenu de nos partenaires
-
Résidents de la RépubliqueLa « nouvelle France », le poison identitaire de Jean-Luc Mélenchon
Avec ce slogan comme arme de mobilisation massive et la ville de Saint-Denis comme laboratoire à ciel ouvert, Jean-Luc Mélenchon croit avoir trouvé son « on est chez nous » d’extrême gauche pour 2027 -
Appel au calmePour Donald Trump, la sortie du bourbier iranien passe par une nouvelle trêve au Liban
La spirale de violence au Liban a convaincu le président américain de pousser à un nouveau cessez-le-feu, alors que Téhéran menace de mettre fin aux négociations avec Washington -
EditorialServitude, égalité, fiscalité : l'effroyable utopie de Thomas Piketty
Pour justifier une construction folle ciselée pour exalter l'internationale gauchiste, l'auteur célébré du Capital au XXIe siècle évoque une utopie. N'en croyez rien !