L’emploi américain plaide pour une hausse des taux de la FED
L'économie américaine a créé 242.000 emplois en février, bien plus que les 190.000 emplois attendus.
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Ali Bekhtaoui
Les Etats-Unis montrent de nouveaux signes de robustesse sur le marché du travail. L'économie américaine a créé le mois dernier 242.000 emplois, a dévoilé vendredi le département du Travail. Les précédents chiffres ont également été revus à la hausse : +172.000 au lieu de +151.000 en janvier et +271.000 au lieu de +262.000 en décembre. Le taux de chômage est resté quant à lui à 4,9%, son plus bas niveau en huit ans. La seule statistique décevante dans les chiffres de l’emploi américain concerne la baisse du salaire horaire moyen de 3 cents. Mais la forte progression du mois précédent semble expliquer ce recul.
Ces bonnes statistiques vont dans le sens d’un resserrement progressif des taux de la Réserve Fédérale américaine (FED). L’institution a augmenté pour la première fois en près de dix ans ses taux en décembre dernier (dans une bande de fluctuation entre 0,25 et 0,5%), promettant «une hausse progressive» dans les mois suivants. Mais les craintes de récession dans le pays et la volatilité des marchés ont laissé penser que les hausses successives de taux seraient moins forte qu’imaginées au départ.
«Malgré la bonne dynamique de l’emploi, il parait désormais peu probable que la FED soit en mesure de relever à quatre reprises ses taux cette année, comme prévu initialement. Le contexte international est une donnée qui plaide fortement en faveur de la prudence», estimait déjà hier Christopher Dembik, économiste chez Saxo Bank dans une contribution aux communautés de l’Agefi. Le status-quo sur les taux lors de la prochaine réunion de la FED les 15 et 16 mars est largement anticipé par les analystes.
Selon Reuters, la croissance du premier trimestre est prévue aux alentours de 2,5% dans le pays après une timide progression de 1% du PIB au dernier trimestre 2015.
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Portée par la flambée des cours de l’énergie, la hausse des prix est à son plus haut niveau depuis trois ans aux Etats-Unis. Les dépenses de consommation PCE et le PIB restent également en croissance, mais pas les revenus des ménages Américains. Ce qui oriente plutôt la Fed vers un statut quo monétaire.
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