Laurent Denize, Global chief investment officer chez Oddo BHF AM
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Irene de Rosen/Irene de Rosen/Oddo BHF
L’Agefi : Pourquoi prévoyez-vous une hausse de seulement 3 % des marchés actions européens en 2026 ?
Laurent Denize : Si les premiers effets des mesures de relance budgétaire allemandes en 2026 conduisent à une croissance du PIB attendue à environ 1,5% en Allemagne et 1,1% dans la zone euro, la croissance des bénéfices actuellement prise en compte dans les marchés actions européens (environ +12%) nous semble trop optimiste.
De plus, avec un ratio cours/bénéfice prévisionnel à 12 mois autour de 16, nous considérons que la marge de progression des valorisations est limitée. Nous estimons ce potentiel à environ +3% en 2026. Combiné à un rendement estimé des dividendes d’environ 3%, le rendement total attendu des marchés actions européennes serait autour de 6%.
Ne craignez-vous pas une période de consolidation après la forte croissance des marchés boursiers ces deux dernières années ?
Avec des valorisations actions légèrement au-delà de leurs moyennes historiques et des primes de risque relativement réduites, dans un contexte d’incertitudes géopolitiques, de faibles consolidations pourraient survenir en 2026. Mais toute consolidation plus significative nécessiterait selon nous la conjonction d’une baisse des ratios de valorisation et d’une chute des marges nettes des entreprises, typique d’un ralentissement économique marqué. Ce scénario minoritaire selon nous justifie cependant d’allonger les maturités obligataires de nos fonds diversifiés.
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