Le régulateur harmonise la communication prudentielle des banques
Le Comité de Bâle a publié hier dans un règlement les informations que devront divulguer les banques lorsqu’elles communiqueront le niveau et la composition de leurs fonds propres selon les futures règles de Bâle 3. «Une information claire et qui facilite les comparaisons est essentielle à l’amélioration de la confiance du marché et de la stabilité financière», écrit dans un communiqué Stefan Ingves, président du Comité de Bâle et gouverneur de la Banque royale de Suède.
Un document de référence commun a été créé, dans lequel les banques inscriront les éléments qui entrent en compte dans le calcul du capital réglementaire. Son utilisation sera obligatoire à compter du 1er janvier 2018, lorsque la période transitoire de Bâle 3 prendra fin. D’ici là, les banques devront divulguer les mesures de transition qu’elles utilisent pendant la phase d’adaptation. Afin d’harmoniser la manière dont les établissements communiquent leurs chiffres, un mécanisme de mise en concordance a été mis en place. «Il a pour objectif de supprimer les écarts constatés dans beaucoup de banques entre les chiffres utilisés pour le calcul du capital réglementaire et ceux qui sont utilisés dans les comptes publiés», indique le texte du comité.
Ce mécanisme ne repose pas sur un document de référence commun dans la mesure où le point de départ – le bilan de la banque – peut varier selon les normes comptables nationales. En revanche, un second document apportera une description des principales caractéristiques des instruments de capital réglementaire utilisés.
Le comité de Bâle est allé plus loin dans sa démarche en publiant pour consultation, dans un deuxième texte, des principes d’harmonisation dans l’analyse des risques des banques. Leurs objectifs sont d’améliorer les systèmes d’information et les processus de décision pour réduire la probabilité et l’effet d’incidents.
Le texte suggère notamment que chaque banque approuve ses pratiques de manière indépendante. Les établissements devraient pouvoir identifier et agréger les risques de chaque activité, filiale, type d’actifs, région, permettant de mettre en évidence leurs expositions. En outre, ces analyses sont destinées à être communiquées aux autorités concernées sous une forme adaptée à leurs besoins.
Les superviseurs nationaux demanderont à ce que les banques systémiques mondiales appliquent ces principes d’ici à 2016 et commenceront à suivre leur mise en œuvre dès l’année prochaine.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions anticipent toujours une résistance des Bourses
Les Bourses japonaises et américaines devraient à peine progresser sur les six prochains mois. Paris dispose de près de 4% de potentiel de hausse, juste de quoi effacer le retard accumulé depuis le début de l’année. -
Les gérants affichent toujours un portefeuille offensif
Les actions pèsent encore 50%, tandis que l’obligataire progresse de deux points à 43%. Signe de relative confiance, la poche de cash retombe sur ses plus bas. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Petit dernier« 18 propositions du GIEC sur 25 sont favorables à la croissance » : Ecologie & solutions, un nouveau think tank issu du monde de l’entreprise
Fondé par une dizaine de dirigeants et entrepreneurs ayant notamment participé à la création de CroissancePlus et Croissance Responsable, Ecologie & solutions développera une vision pragmatique et positive de la transition -
Mur démographiqueLes Ehpad ulcérés par le budget 2027
Malgré une hausse apparente des dépenses prévues, les textes budgétaires réservent de mauvaises surprises aux acteurs du grand âge -
Crise de nerfsLa dette française dans le chaudron des marchés, jusqu'où ?
Des investisseurs abandonnent la dette française au profit des emprunts allemands. La BCE est dans la ligne de mire