Le private equity français est porté par les meilleurs fonds de LBO
Dans la bataille d’experts sur les performances comparées des différentes classes d’actifs, l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) met en avant sa dernière étude qui réaffirme la supériorité à long terme du capital-investissement sur les actions.
Selon cette étude, menée auprès de 153 sociétés de gestion et réalisée avec E&Y (nouveau nom d’Ernst & Young) et Thomson Reuters pour les comparaisons internationales, le private equity français présente un taux de rendement interne net (TRI) à long terme (c’est-à-dire depuis l’origine des fonds), mesuré fin 2012, de 8,58%.
Cela dit, cette moyenne cache une grande hétérogénéité: le premier quartile soutient l’essentiel de la moyenne (avec un TRI atteint +18,7%), alors que les rendements plongent dès deuxième quartile (à +2,7%), les deux derniers quartiles affichant des rendements négatifs (-2,6% et -9,7% respectivement). La performance globale est en repli de 26 points de base (pb) par rapport aux 8,84% constatés fin 2011.
Mais «comme les années précédentes, le capital-investissement surperforme les marchés d’actions cotées sur une décennie. Sur 10 ans, le taux de rendement interne atteint +10,7%, pour un TRI comparable de +4,5% pour le CAC40 [calculé selon la méthode Public Market Equivalent] et de +6,5% pour le CAC All-Tradable», souligne l’Afic.
Toutefois, l’association note la persistance d’un très fort contraste entre les trois sous-catégories de la classe d’actifs: le capital-transmission (où l’on retrouve les LBO), le capital-développement et le capital-risque (ou innovation). La première continue de tirer les performances de l’ensemble de la famille: son rendement moyen atteint 14,1% depuis l’origine (contre 14,5% mesuré fin 2011). Le capital-développement affiche 6% de TRI (contre 7,1% en 2011).
Beaucoup plus aléatoire, le capital-risque se redresse depuis trois ans. Son rendement est positif de 1,7%, supérieur à celui du CAC40 au cours de la période (1,1%). Mais depuis leur origine, les fonds de capital-risque n’arrivent toujours pas à l’équilibre: malgré un léger mieux (+10 pb), ils affichaient fin 2012 un rendement de -0,9%.
Par rapport à ses voisins européens, le marché français du private equity s’en sort bien: seul le Royaume-Uni fait mieux, avec une performance depuis l’origine de 11,4%. A 10 ans, la France ressort en tête des principaux pays européens et dépasse même les Etats-Unis (+9,3%).
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