Le private equity français confirme ses difficultés
L'épuisement des ressources se poursuit, malgré un premier semestre 2013 en trompe-l’œil. Le recul du capital-développement inquiète
Publié le
Antoine Landrot
Le private equity français confirme ses difficultés. Photo: PHB
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Les professionnels du capital-investissement français ont le moral dans les chaussettes. Au delà des menaces fiscales pesant sur le secteur, le tarissement des levées de fonds observées en 2012 se confirme au cours d’un premier semestre 2013 «en trompe-l’œil», comme le définit Louis Godron, président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), qui publiait hier ses chiffres audités.
Si les collectes ont doublé par rapport au premier semestre 2012, pour atteindre 3,6 milliards d’euros, c’est uniquement en raison de la double levée de 2,8 milliards d’euros réalisée par Ardian (ex-Axa PE), qui en représente à elle seule plus de 50%: annoncée en octobre, elle a été majoritairement réalisée, donc affectée, au premier semestre (pour près de deux milliards). Quatre levées représentent 63% du montant total réuni. «Hormis l’élément exceptionnel que représente cette collecte, les levées de fonds se révèlent très insuffisantes pour couvrir les besoins en fonds propres des entreprises non cotées en France, que l’Afic évalue à 11 millions d’euros», indique Louis Godron.
La crise des levées de fonds se répercute immanquablement sur l’avenir des sociétés de gestion: en début d’année, l’Afic s’alarmait du fait que 40% de ses membres avaient épuisé 91% de leurs fonds disponibles. Une sélection darwinienne semble s’opérer entre les équipes ouvertes à l’international et celles qui dépendent d’investisseurs français.
Ainsi, les cinq fonds ayant collecté plus de 50% de leur montant à l’étranger ont levé en moyenne 396 millions d’euros. Dix véhicules dont les investisseurs internationaux représentent moins de la moitié ont atteint en moyenne 63 millions. A l’opposé du spectre, 54 fonds sans investisseur étranger ne collectent que 19 millions. «Ces chiffres témoignent de la faiblesse de la France. Or ce sont les investisseurs étrangers qui ont permis aux équipes les plus dynamiques de passer la crise», rappelle Louis Godron.
Cette situation se répercute sur les investissements. S’ils progressent de 14% à 2,59 milliards d’euros, l’Afic s’inquiète de la chute du nombre d’entreprises accompagnées (768), qui atteint son niveau le plus faible depuis 2007. Un phénomène qui s’explique par l’érosion du capital-développement - après dix ans de croissance -, dont les investissements reculent de 30% (à 623 millions). «C’est le signe que de nombreuses équipes ne sont plus opérantes faute de capitaux», explique le président de l’Afic.
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Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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