Le poids des banques dans les fonds de capital investissement se réduit
De 11% en 2008, les capitaux investis par les banques dans la classe d’actifs représentent 8% des fonds levés par le secteur au niveau mondial
Publié le
Virginie Deneuville
Illustration: Fotolia
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Dans le sillage des évolutions réglementaires telles que Solvabilité 2 ou la règle Volcker, les banques ont réduit leur poids dans le capital investissement. Au niveau mondial, la part des capitaux investis par ces acteurs dans les fonds levés par le secteur s’est ainsi réduite à 8% (110 milliards de dollars, soit 87 milliards d’euros), contre 11% en 2008 (115 milliards de dollars), selon une étude Preqin. «Les banques se classent au cinquième rang des principaux contributeurs, derrière les fonds de pension publics et privés, les fondations et les assureurs», relève Preqin.
Si 74% des 240 banques interrogées dans le cadre de l’enquête se disent non affectées par les nouvelles contraintes réglementaires, plus d’un quart d’entre elles ont ainsi abandonné ou réduit leur allocation dans le capital investissement. «Certaines de ces institutions financières ont d’ores et déjà cédé leurs parts dans des fonds et 40% l’envisagent», relève l’étude, qui souligne toutefois que sur le long terme, «75% des banques entendent maintenir ou accroître leur allocation».
Parmi celles continuant à investir dans le capital investissement, les banques sont basées à 45 % en Europe, à 13% en Amérique du Nord et à 42% en Asie et dans le reste du monde. La majorité (52%) d’entre elles présente une allocation à la classe d’actifs supérieure à 250 millions de dollars, contre une part de 33% disposant d’une allocation comprise entre 50 et 250 millions de dollars.
Parmi les principales difficultés citées par les banques dans le cadre de leurs investissements, le panel cite en premier lieu la réglementation (30%), les problèmes de liquidité (21%), le manque d’appétit des clients (18%), la volatilité des marchés (15%) ou encore les opportunités d’investissement (12%).
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