Le plan Juncker financera aussi bien les écoles que les start-up
Moins de trois mois après sa mise en place, la task force sur l’investissement en Europe présentera aujourd’hui un premier rapport aux ministres des finances. Au total, 2.000 projets ou plans d’investissement sont «remontés» des Etats membres totalisant 1.300 milliards d’euros d’investissement, dont 500 réalisables dans les trois années à venir, autrement sur la période du «plan Juncker» pour lequel l’exercice a été commandité.
L’échantillon fourni par les rapporteurs, deux fonctionnaires de la Banque européenne d’investissement et de la Commission, mentionne les projets les plus divers allant du soutien au capital risque jusqu’aux infrastructures les plus classiques. Pour la France, on y retrouve aussi bien l’informatisation des campus (pour 900 millions sur 2015-2017) inscrite dans le plan pour cause de «manque de financement» que l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments publics (pour 530 millions, pour cause de «limite d’endettement des autorités publiques»), ou encore la construction de la ligne 15 du métro parisien (pour 3 milliards) «faute de financement de long terme».
Cette première esquisse du plan Juncker ne fait donc pas apparaître de stratégie très claire. Dans l’ensemble le transport et l’énergie représentent près de 60% des projets présentés. La task force s’est également gardée de fournir une ventilation par pays, la question du «taux de retour» promettant d’empoisonner la sélection des projets. L’évaluation et la sélection proprement dite des projets commencera dans les semaines à venir, le plan Juncker et le futur Fonds européen d’investissement de long terme devant être lancés concrètement mi-2015.
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