Le nouveau patron d’Equiduct va devoir garantir la pérennité de l’activité
En train de reconsidérer son avenir, la plate-forme de trading Equiduct, vient de se séparer de son PDG, Peter Randall. Ce départ a été annoncé par voie de communiqué la semaine dernière. L’intérim sera assuré par Artur Fischer. Il est actuellement co-président de la Bourse de Berlin, marché réglementé sur lequel sont conduites les activités d’Equiduct.
Son porte-parole n’était pas joignable vendredi dernier.
Peter Randall était aux commandes d’Equiduct depuis 2009. Auparavant, il avait été PDG de Chi-X Europe. La plate-forme qui a récemment fusionné avec Bats est parvenue à s’imposer sur le marché européen des actions et à grignoter des marchés face aux bourses traditionnelles en cassant les prix.
Le départ de Peter Randall intervient alors qu’Equiduct est en plein bouleversement. La plate-forme née dans le sillage de la directive de libéralisation des marchés financiers (MIF) de 2007 veut offrir le meilleur prix aux particuliers sur les actions européennes. Le teneur de marché Citadel avait pris une part majoritaire au capital en juillet 2009 mais il s’est retiré de ses activités européennes. De sources proches, le groupe basé à Chicago déplore que la plate-forme ne soit pas profitable et souhaiterait qu’elle cesse ses activités de manière organisée pour préserver ses investisseurs et éviter une liquidation.
Désormais à la recherche de nouveaux investisseurs, Equiduct n’a pas dit son dernier mot. Le départ de Peter Randall «n’a aucune conséquence opérationnelle sur les activités quotidiennes», assure un connaisseur du dossier qui explique que les acteurs intervenant sur la plate-forme se sont réunis il y a quelques jours. «Très clairement on a eu un soutien ferme de l’ensemble des participants», se félicite-t-il. Selon lui, sans nouveau financement, la plate-forme a environ 18 mois d’autonomie devant elle, ce que corrobore une autre source.
Depuis le départ de Citadel, deux teneurs de marchés, Virtu Financial et Winterflood Securities ont rejoint la plate-forme au côté de Knight Capital, qui est aussi actionnaire. «C’est plutôt une opportunité : cela nous permet de traiter davantage de valeurs », se félicite Catherine Nini, patronne du courtier en ligne Bourse Direct, partenaire d’Equiduct. Alors que les Bourses sont confrontées à une baisse des volumes, Equiduct a vu le nombre des transactions sur sa plate-forme augmenter de 10% entre 2011 et 2012, à 7,4 millions.
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