Le marché primaire de la dette sauve le trimestre des banques

Les commissions encaissées représentent 41% du bassin de revenus de conseil, au-dessus de celles de M&A, du jamais vu dans le secteur
Alexandre Garabedian
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Un début d’année exceptionnel sur le marché primaire de la dette va sauver le premier trimestre des banques d’investissement. Les volumes d’émission nourris, aussi bien sur la dette corporate que de la part de signatures européennes qui se sont beaucoup aussi financées en dollars, vont compenser en partie la chute d’activité observée dans le primaire actions ou les fusions et acquisitions (M&A).

Les commissions d’origination et de distribution encaissées sur le métier de debt capital markets (DCM) du 1er janvier au 28 mars atteignent ainsi 41% du bassin des «fees» dans la banque d’investissement en Europe, selon les calculs de Thomson Reuters. Un record depuis le début des statistiques en 2000. «C’est aussi le premier trimestre où les commissions de DCM comptent pour une part plus importante dans les commissions totales que le M&A», précise le service d’information. A court terme, il reste à voir si la performance pourra se répéter au deuxième trimestre, traditionnellement plus calme en matière d’émissions obligataires. Mais dans un contexte structurel de désintermédiation du financement de l’économie en Europe, la part relative du DCM dans les revenus de conseil des banques est vouée à augmenter.

A ce petit jeu, c’est Deutsche Bank qui vire sans surprise en tête. Numéro un auprès de la clientèle d’émetteurs européens, la banque allemande a encaissé environ 120 millions de dollars de commissions, selon Thomson Reuters. Dans le top 5 figure une seule banque française, BNP Paribas, tandis que la Société Générale gagne six places d’une année sur l’autre en se classant au huitième rang.

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