Le marché immobilier britannique se stabilise
Keep calm and carry on» (Restez calme et continuez). Après une réaction particulièrement négative dans les semaines qui ont suivi le référendum britannique, avec notamment la suspension des rachats de parts dans plusieurs fonds immobiliers, les agents immobiliers notent un retour au calme dans la dernière étude de la Royal Institution of Chartered Surveyors (Rics), du moins pour le marché résidentiel. Ils sont désormais une majorité à s’attendre à observer une hausse des prix dans les trois prochains mois, associée à une hausse des ventes. «Le manque réel de propriétés à vendre reste un aspect particulièrement saillant du marché et un facteur clé de support des prix», note la Rics.
Londres fait exception
Les volumes de ventes sont revenus à la stabilité en août, alors qu’ils étaient encore une large majorité à enregistrer une baisse en juillet. Londres semble toutefois faire exception, contrecoup de l’expansion bien supérieure au reste du pays de son marché depuis la crise financière et de sa plus forte vulnérabilité face au Brexit. La chute des prix a persisté en août dans la capitale britannique et les agents immobiliers ne s’attendent pas à observer de rebond significatif au cours des douze prochain mois, au contraire du reste du pays.
D’autres données laissent présager un rythme de croissance plus poussif à l’avenir. Les prises de contact par des acheteurs potentiels ont continué à diminuer le mois dernier, avec une chute particulièrement forte des investisseurs particuliers. Les attentes en volume de ventes et de hausse de prix sur les prochains trimestres sont quant à elles revenues en positif mais restent inférieures de moitié à leur niveau précédant le référendum.
Un ralentissement prolongé du rythme de croissance britannique apparaît de fait de plus en plus crédible pour de nombreux économistes. Les premiers indicateurs avancés de l’OCDE publiés depuis le référendum vont dans ce sens, de même que les économistes de Bank of America Merrill Lynch (BAML). «Le Royaume-Uni peut échapper à une récession sévère à court terme, mais nous tendons à penser que le choc du Brexit sera moins aigu mais plus durable que nous l’envisagions», avertit Robert Wood, économiste chez BALM, dans une note publiée cette semaine. Il ajoute qu’une réaction plus prononcée des consommateurs et des entreprises pourrait être déclenchée une fois que les négociations du Brexit auront concrètement débuté.
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