Le marché européen du LBO marque une pause
Le marché du capital-investissement européen a fait une pause depuis le début de l’année. Selon le baromètre trimestriel Unquote, le montant des transactions au premier trimestre 2011 a atteint 12,2 milliards d’euros. C’est un montant deux fois inférieur aux deux trimestres précédents qui, avec 23,3 et 24,3 milliards, annonçaient le retour en grâce de cette classe d’actifs après une année 2009 particulièrement pauvre en opérations. «Les incertitudes pesant sur l’économie ont limité l’appétit pour les transactions dans le non-coté», expliquent les rédacteurs de l’étude.
Le nombre d’opérations, lui, a nettement moins reculé: 236 contre 253 fin 2010. Les opérations sont donc d’un montant plus petit, attesté par un fort recul des opérations supérieures à 100 millions d’euros, alors que le marché des petites capitalisations s’est révélé plus résistant.
Le segment des LBO se taillant la plus grosse part du marché, il est largement responsable de cette tendance. Il recule de moitié par rapport au dernier trimestre 2010 (à 10,8 milliards d’euros pour 92 opérations). Le marché des méga deals (d’une valeur supérieure au milliard d’euros) s’est effondré de plus de 66% d’un trimestre à l’autre (à 2,3 milliards) et celui des transactions de taille moyenne (comprises entre 100 millions et le milliard) a reculé de 50% (à 6,1 milliards). Les opérations inférieures à la centaine de millions d’euros n’ont, elles, quasiment pas bougé (passant de 2,5 à 2,4 milliards).
Cela dit, et quel que soit les segments du marché, ce premier trimestre 2011 reste plus dynamique que le début de l’année 2010 – le montant cumulé avait alors atteint 11,5 milliards d’euros. «Un exemple montre que la volonté de réaliser des opérations n’a pas déserté les professionnels: le retour de valorisations plus élevées – exprimées en multiples d’Ebitda – et d’une certaine souplesse dans les contrats de dette dans certaines transactions. Le marché peut sembler stagner, mais il existe des poches d’activité qui soulignent l’appétit et les capacités d’investissement lorsqu’un actif attractif se présente», suggère l’étude. L’activité pourrait ainsi repartir fortement au second semestre, si les incertitudes liées à l’économie se dissipaient.
Plus d'articles du même thème
-
Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Payée en numéraire, cette acquisition qui dépasse 20 milliards d’euros risque de peser sur la structure de bilan de l’équipementier électrique français. -
Le risque France se propage aux obligations d’entreprises
L’immunité pour le marché du crédit est terminée. Celui-ci s’écarte à son tour, affecté par la volatilité sur les taux. Les émetteurs français sous-performent alors que le spread entre la France et l’Allemagne a atteint un plus haut de près de quinze ans même si les groupes internationaux peuvent jouer les actifs refuges. -
Le gouvernement s’attaque aux avoirs en déshérence
Un prélèvement de 17 % sera appliqué de manière réversible sur les fonds en déshérence récupérés par la Caisse des dépôts et des consignations, qu’ils soient placés en assurance vie ou sur les comptes bancaires.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Qui est Jay Clayton, le nouveau « tsar » de l’IA aux Etats-Unis ?
Nommé par Donald Trump pour piloter la Super Intelligence Force, le directeur du renseignement national hérite d'un domaine stratégique sans posséder d'expertise technique -
StratégieViolences, risques de récupération… : comment les syndicats veulent contourner les pièges du mouvement des lycéens
Face à la fronde des lycées, les organisations syndicales tentent d'encadrer la mobilisation prévue mardi à Paris, prudentes face au risque d'être accusée de faire de la récupération -
Têtes brûléesBlocage des lycées : la colère sans mode d'emploi
Après deux semaines de blocus lycéens, organisations lycéennes, étudiantes et syndicales manifestent ce mardi 6 octobre. Une tentative de structurer un mouvement jusqu'ici gazeux, souvent violent, et insaisissable pour le gouvernement