Le marché de l’immobilier commercial continue d’inquiéter les autorités
Les professionnels de l’immobilier n’ont pas réussi à rassurer le Haut conseil de stabilité financière.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bastien Bouchaud
Selon les secteurs, certains taux de vacance peuvent être supérieurs à 12%.
-
Crédit Bloomberg.
Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) apparaît globalement sceptique quant à la pertinence des objections avancées par les organismes représentant les professionnels de l’immobilier. En avril, l’institution avait jugé le contexte «particulièrement propice à l’émergence d’un épisode d’emballement», dans un diagnostic assorti d’une consultation. Dans une note de synthèse publiée en fin de semaine dernière, le HCSF résume les arguments des organisations auxquels il apporte des éléments de réponse.
Le contexte de taux bas est ainsi mis en avant par cinq des sept organismes ayant répondu à la consultation du HCSF, en particulier une prime de risque «relativement élevée en comparaison historique». Celle-ci «offre une capacité substantielle ‘d’absorption’ de la hausse des taux», d’autant plus que toute remontée des taux serait «lente et progressive» et dans un «contexte macroéconomique plus favorable» permettant une hausse des loyers. Le HCSF note que son analyse intégrait cet aspect, pertinent à court terme et qui «participe au diagnostic d’une absence de risque financier immédiat». Il estime toutefois que ces éléments «restent cohérents avec le diagnostic établi par le HCSF et justifient sa surveillance du marché dans une perspective de moyen terme».
Parmi les autres arguments des professionnels du secteur, le Haut conseil écarte vite celui d’une prise en compte des plus-values en capital dans la rentabilité et d’un niveau de vacance relativement bas. Le premier, reposant «sur une trajectoire particulière de prix futurs», «ne semble pas pertinent», alors que le second ne tient pas à l’échelle sectorielle, avec des taux de vacances pouvant être supérieurs à 12% dans certains cas.
Trouvent grâce aux yeux du HCSF les critiques sur les limites de son analyse compte tenu des données disponibles, ainsi que la proposition de l’Institut d’épargne immobilière et foncière pour «la création d’une instance de concertation entre les acteurs et les autorités». En revanche, le HCSF souligne qu’il «ne porte pas de jugement sur le caractère supposément prudent et transparent», mais que «des exercices de stress tests seront conduits pour évaluer le degré de résilience des principaux acteurs». En somme, comme résumé dans le compte-rendu de sa réunion trimestrielle, le comité «poursuit ses travaux sur d’éventuelles mesures dans ce domaine».
Le PIF multiplie les protocoles d'accord avec des gestionnaires d'actifs internationaux pour irriguer son marché domestique de capitaux étrangers, dont un nouveau signé avec I Squared Capital pour investir jusqu'à 2 milliards de dollars dans son portefeuille domestique d'immobilier et d'infrastructures.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »