Le marché chinois des M&A démarre 2010 en trombe
Les cibles chinoises attirent les acquéreurs. En tout cas, jamais le marché local des fusions-acquisitions (M&A) n’avait connu un début d’année aussi actif. Selon Dealogic, les transactions du mois de janvier se sont élevées à 13 milliards de dollars. Un chiffre deux fois plus important que celui de janvier 2009 (voir illustration).
Ce dynamisme tranche d’ailleurs avec les statistiques des autres pays, les volumes ayant reculé de 23% dans le reste du monde (à 171,5 milliards de dollars). Cela permet à la Chine d’affirmer son poids sur la scène internationale des M&A. Elle a compté le mois dernier pour 36% des transactions en Asie contre un quart un an plus tôt. De la même façon, elle a représenté 7% des volumes mondiaux, deux fois plus qu’en janvier 2009.
La Chine n’a pourtant pas joué les premiers rôles sur les «jumbo deals». La première cible chinoise n’arrive qu’au treizième rang de plus grosses opérations de janvier: il s’agit d’Orient Overseas Developments racheté par CapitaLand pour 2,2 milliards de dollars. Mais les transactions y été nombreuses avec 281 deals (10,6% du total mondial).
Enfin, élément important à souligner, il serait hâtif d’attribuer ce dynamisme à l’offensive de groupes étrangers dans le pays. Même si les acquéreurs étrangers ont été plus actifs qu’en janvier 2009 (3,9 milliards de dollars d’acquisitions contre 2,7 milliards), leur poids sur la scène locale des M&A a reculé, de 42% à 30%. Ce sont donc avant tout les groupes locaux qui ont mené la tendance (9,2 milliards d’acquisitions contre 3,7 milliards un an plus tôt). Symbole du phénomène, quatre des cinq plus grosses opérations du mois ont été initiées par des entreprises chinoises.
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