Le LSE s’inquiète d’une possible baisse des volumes à cause du Brexit
Intervenu fin juin, le référendum sur la présence du Royaume-Uni dans l’Union européenne ne se ressent pas sur les résultats semestriels publiés hier par le London Stock Exchange. Les revenus de la Bourse de Londres ont progressé de 9% (5% en organique et à taux de change constants), avec une hausse du même ordre de grandeur du résultat opérationnel ajusté grâce à un strict contrôle des coûts. Et si le résultat net est négatif à hauteur de 36,1 millions de livres, ce déficit s’explique par la perte de l’activité de gestion d’actifs Russell Investment Management, dont la cession à TA Associates a été finalisée en juin.
En revanche, la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne va créer «une incertitude sur les marchés» ce qui rend «difficile de prédire l’impact potentiel sur le groupe à moyen et long terme», reconnaît le LSE. Cette incertitude risque d’«éroder la confiance des investisseurs et de pénaliser les volumes des marchés primaire et secondaire, les commissions et les volumes de compensation », ajoute la Bourse de Londres, dont 35% des revenus sont réalisés en euro.
La fusion avec Deutsche Börse en danger
Surtout, le Brexit fait peser une forte incertitude sur le projet de rapprochement entre le LSE et Deutsche Börse. En juin et en juillet, les actionnaires des deux infrastructures de marchés ont donné leur accord au mariage. Malgré les grincements de dents de certains de ses actionnaires, Deutsche Börse a obtenu suffisamment de soutien, au-dessus de la limite fixée à 60% du capital.
Reste maintenant aux deux opérateurs boursiers d’obtenir les feux verts des autorités financières britanniques, allemandes et européennes. Les dirigeants de Deutsche Börse et du LSE ont laissé entendre ces dernières semaines qu’ils étaient disposés à des concessions pour obtenir les autorisations nécessaires. La localisation du siège de la holding de tête fait partie des points potentiellement bloquants. Le président de la BaFin, l’autorité des marchés financiers en Allemagne, a réaffirmé fin juin qu’il est difficile d’imaginer que Londres abrite le siège social de l’entité fusionnée. François Hollande a pour sa part jugé impensable que Londres continue d’héberger - une fois le Brexit effectif- des activités de compensation en euro.
Plus d'articles du même thème
-
« Le rattrapage des actions japonaises ne se limitera probablement pas à un an »
Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac. -
Emergence accueille cinq nouveaux investisseurs institutionnels
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table. -
L’Ircec attribue un mandat de gestion actions zone euro
La Caisse nationale de retraite complémentaire des artistes-auteurs vient de trouver son nouveau gestionnaire pour son fonds dédié actions zone euro croissance.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
EXCLUSIF Reprise en mainLe grand ménage de Bruno Retailleau au sein de LR
Le renouvellement des instances locales du parti, en juin, devrait se traduire par un grand remplacement des cadres pro-Wauquiez par les amis du président et candidat des Républicains -
Trop-pleinLa France agricole malade de ses lois
La loi d'urgence agricole, réclamée par les agriculteurs lors des manifestations du début de l'année, sera débattue à l'Assemblée cette semaine. Avec un potentiel de déception important... Comme pour les précédentes -
EditorialScandale périscolaire à Paris : une affaire de plus en plus politique
Enquêtes, justice, colère des parents et... offensive des insoumis : Emmanuel Grégoire est loin d’en avoir fini avec ce scandale