Le London Metal Exchange pourrait être acheté à plus d’un milliard de livres

La Bourse londonienne spécialisée dans les métaux est convoitée par ICE, CME Group et Hong Kong Exchanges & Clearing
Solenn Poullennec

Le London Metal Exchange pourrait se vendre à plus d’un milliard de livres (1,24 milliard d’euros). Selon le Financial Times, les trois acteurs qui restent en course pour le rachat de la Bourse londonienne spécialisée dans les métaux dit non ferreux (aluminium, cuivre, zinc, nickel) auraient offert entre 1 et 1,2 milliard de livres.

La semaine dernière, Nyse Euronext a révélé qu’il n’avait pas été retenu. Son offre de rachat de quelque 800 millions de livres n’aurait pas été jugée suffisante. La Bourse transatlantique, qui a dû encaisser l’échec de sa fusion avec Deutsche Börse, n’a pas souhaité relever son offre et devra trouver d’autres relais de croissance.

Restent donc en lice IntercontinentalExchange, spécialiste des matières premières agricoles et énergétiques (pétrole, gaz et charbon), CME Group, qui facilite déjà les transactions sur quelques métaux (cuivre, or, argent, acier) et Hong Kong Exchanges & Clearing (HKEx). Ce dernier est spécialiste des actions mais pourrait faciliter le développement du LME en Chine, le premier pays consommateur de métaux.

Le London Metal Exchange, emmené par Martin Abbott, a annoncé à l’automne dernier avoir reçu des marques d’intérêts d’environ dix groupes différents. Les candidats restant au rachat de la place vieille de 135 ans devront encore convaincre ses quelque 90 membres-actionnaires. Récemment, ceux-ci ont retardé une augmentation des coûts de transactions que la direction souhaitait mettre en œuvre pour développer les infrastructures du groupe. Celui-ci a décidé de lancer sa propre chambre de compensation (à la place de LCH.Clearnet) ce qui a de quoi attiser encore plus l’appétit de ses concurrents.

Selon le Financial Times, ICE, CME et HKEx ont promis de maintenir la «corbeille» du LME, baptisée le «ring», dans laquelle les traders passent les ordres à la voix. Ils se seraient également engagés à maintenir l’échéance quotidienne des contrats à terme (elle est mensuelle sur beaucoup d’autres marchés de ce type). Enfin, les prétendants promettraient de conserver le réseau mondial de dépôts pour faciliter la livraison des métaux traités. JPMorgan, Goldman Sachs et Metdist, une famille de traders de métaux, sont les plus gros actionnaires du LME et joueront donc un rôle déterminant dans le choix du potentiel gagnant.

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