Le FSI revient dans la partie sur CMA CGM
Le FSI fait son retour dans la restructuration de CMA CGM. Après avoir mis l’affaire entre parenthèses cet été suite à l’échec des discussions entre l’armateur et Albert Frère, le Fonds stratégique a annoncé travailler de nouveau sur le sujet. «Nous avons été officiellement saisis il y a plusieurs jours du dossier par la famille Saadé pour un possible co-investissement avec Yildirim», a indiqué un porte-parole.
Les conclusions sont attendues «dans les prochaines semaines». Rien ne devrait donc se décider à très court terme, plusieurs questions restant à régler sur la valorisation et la gouvernance. Il n’empêche qu’après la période de flottement de l’été dernier, les événements se sont bel et bien accélérés. D’autant que le volet bancaire des négociations progresse également. «Ca avance bien de ce côté-là», indique une personne au fait du dossier. Selon une source bancaire de Reuters, un accord serait même proche.
Nul doute en tout cas que les délais obtenus par la famille Saadé depuis l’an passé lui auront été profitables sur le plan financier. Il y a un an, entre restructuration de dette et injection de capital par des partenaires, certains schémas évoqués laissaient la famille Saadé avec 10% à 15% du capital.
Mais le rebond progressif des résultats a changé la donne. Dès le printemps, période à laquelle CMA CGM a dit attendre des résultats historiques en 2010, un proche du dossier expliquait à L’Agefi qu’un étalement des créances pourrait être nécessaire mais pas une conversion de dette en capital. De fait avec environ 5 milliards de dollars de dette prévue en fin d’année pour un Ebitda de 1,8 milliard, CMA CGM serait bien dans la fourchette de levier de 3 à 3,5, vue comme idéale par la direction.
Quant au volet capitalistique, il n’est plus question depuis longtemps de céder le contrôle. L’investissement des partenaires ne concernera qu’une part minoritaire. Le chiffre de 500 millions de dollars circule depuis plusieurs semaines et représenterait selon certains une tranche de 20%.
Si ces chiffres venaient à être confirmés, ils reviendraient donc à valoriser le reste du capital (aux mains de la famille Saadé) à environ 2 milliards d’euros. Contacté par L’Agefi, CMA CGM n’a souhaité hier faire aucun commentaire.
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