Le FMI s’inquiète des effets du coronavirus sur l’économie mondiale
Le Fonds monétaire international (FMI) tire à son tour la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques que pourrait avoir l'épidémie de coronavirus. Elle a déjà affecté la croissance économique en Chine, qui a baissé de nouveau ses taux cette semaine, et dont la croissance devrait ralentir autour de 5%. La Chine a dépassé ce jour les 2.000 décès.
Sa propagation à d’autres pays risque de compromettre la reprise «très fragile» attendue pour cette année à l'échelle mondiale, a averti mercredi l’institution. Elle maintient néanmoins à 3,3% (après 2,9% en 2019) sa prévision de croissance mondiale 2020, qu’elle a réduite il y a tout juste un mois de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle présentée en octobre.
Dans une note rédigée à l’attention des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20, qui se réuniront ce week-end en Arabie saoudite, le FMI détaille une longue liste de risques susceptibles de freiner l'économie, parmi lesquels figure l'épidémie de Covid-19, aux côtés des risques liées aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et des catastrophes naturelles liées à l'évolution du climat.
Le FMI explique que «la reprise pourrait être remise en cause par une forte augmentation des primes de risque déclenchée par exemple par (...) une propagation accrue du coronavirus». Et d’enfoncer le clou: «Les répercussions dans d’autres pays sont probables, par exemple par le biais du tourisme, des chaînes d’approvisionnement et des effets sur les prix des matières premières».
Il précise que son scénario actuel s’appuie sur l’hypothèse d’un confinement rapide du virus et d’un rebond économique avant la fin de l’année mais reconnaît que l'épidémie pourrait être plus étendue et plus longue. Ce qui «pourrait amplifier les perturbations des chaînes d’approvisionnement et peser durablement sur la confiance, rendant l’impact global plus grave», admet-il dans sa note.
Le FMI appelle donc les Etats à maintenir des politiques budgétaires et monétaires accommodantes, en soulignant que la faiblesse de l’inflation favorise ce maintien dans la plupart des économies.
Plus d'articles du même thème
-
La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Donald Trump se rend en Chine durant deux jours pour rencontrer Xi Jinping. C’est un moment clé pour apaiser les tensions commerciales ou géopolitiques mondiales. Mais il est difficile d’en imaginer l’issue tant le rapport de force entre les deux pays s’est rééquilibré depuis la guerre tarifaire et le conflit en Iran. -
La dette mondiale grimpe à 353.000 milliards de dollars
L’endettement mondial a atteint un nouveau record au premier trimestre 2026 et ne devrait pas s’arrêter là vu le contexte de tensions dans le monde, selon l’IIF. -
La croissance économique semble moins sensible à l’or noir
Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle