Le Crédit Mutuel CIC perd face à ICG dans le dossier Courtepaille
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Alexandre Garabedian
ICG marque un point dans la bataille pour le contrôle de la chaîne de restauration Courtepaille. Le tribunal de commerce de Paris, dans une ordonnance de référé, a donné mardi raison au fonds d’investissement, créancier de la société, face à CM-CIC Investissement, actionnaire minoritaire (21,94%) de Courtepaille. Début avril, ICG avait décidé d’exercer les garanties attachées à sa créance et donc de prendre le contrôle des actions détenues par le pôle de private equity du Crédit Mutuel CIC et par le fonds de LBO Fondations Capital (53%). La holding de reprise de Courtepaille est en effet étranglée par une dette de plus de 190 millions d’euros, et les parties prenantes n’ont pu s’accorder sur sa restructuration malgré un an de discussions.
«Le dommage imminent que craint CM-CIC pour le groupe Courtepaille, si les nantissements de ses titres et créances sont mis en jeu, n’est pas avéré, alors que le manque de financement apparaît plus crucial, et l’appel à la garantie par les défenderesses [ICG et la holding de Courtepaille] n’est le fruit ni d’un abus ni d’une fraude manifeste», souligne l’ordonnance de référé, dont L’Agefi a eu copie. Le CM-CIC devra verser 40.000 euros à ICG, qui était défendu dans ce dossier par Frédéric Peltier (DPKJ). CMS défendait Courtepaille.
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