Le classement StarMine des analystes distingue Gilbert Dupont et CM-CIC
Malgré les contraintes imposées par le nombre croissant de règlements (comme la directive MIF) qui pèse particulièrement lourd sur les bureaux d’analyse financière indépendants ou de taille moyenne, ceux-ci n’ont pas dit leur dernier mot. Le classement de StarMine (une filiale de Thomson Reuters), réalisé en exclusivité sur la France pour L’Agefi, montre qu’ils font jeu égal avec leurs rivaux filiales de grandes banques en termes de performance.
StarMine a mesuré au cours de l’année 2013 la surperformance des analystes «sell side», qui fournissent les clients des courtiers en estimations et recommandations, à partir de leur benchmark, et l’a pondérée par le nombre de valeurs suivies. Plus une recommandation est appuyée (strong sell ou strong buy par opposition à buy ou sell, ou «achat» par opposition à «accumuler» par exemple), plus elle est récompensée.
Concernant le classement individuel, neuf analystes ont réalisé une surperformance en 2013, contre au moins 10 un an plus tôt: en raison de la bonne tenue des marchés, il a été plus difficile de se distinguer. Les professionnels honorés sont issus d’un nombre limité de courtiers – trois seulement. Gilbert Dupont, spécialisé dans les valeurs moyennes, domine ce «top 9» en plaçant quatre de ses analystes, devant CM-CIC Securities et le bureau indépendant Alphavalue. Le vainqueur a par exemple émis une recommandation à l’achat sur MGI Digital, dont la valeur a pris 111% en 2013 et a surperformé le benchmark de son secteur de 84%.
Gilbert Dupont et CM-CIC Securities occupent également les deux premières places du classement général, cumulant respectivement 15 et 12 récompenses. La troisième place est occupée par Oddo Securities, avec 10 distinctions. A noter que, comme en 2012, Exane BNP Paribas n’a pas souhaité prendre part au classement.
Le climat est de plus en plus concurrentiel dans l’univers de l’analyse financière. «Pour se distinguer, les analystes doivent se différencier et prendre des risques, indique Raj Shah, responsable de StarMine Research. La concurrence est féroce alors que l’enveloppe de commissions versée par les clients se réduit. Or, ceux-ci exigent désormais des recommandations bien précises, par opposition à une vision trop macro ou sectorielle. Cela oblige les analystes à se concentrer strictement sur leurs besoins. Du coup, les bureaux se sont spécialisés».
{"title":"","image":"81121»,"legend":"Classement StarMine des analystes financiers.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
Onde de chocAffaire Lyhanna : le dilemme d'Emmanuel Macron
Face à la crise provoquée par la mort de la jeune Lyanna, le chef de l'Etat doit trouver la bonne distance et les mots justes pour témoigner de l'empathie sans chercher à instrumentaliser -
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide