Le cabinet Alma Consulting se recentre face à la crise du secteur
Vincent Taupin a fait maigrir le groupe pendant ses deux ans de présidence. La dette de la holding d’acquisition montée par Candover devrait être restructurée
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Alexandre Garabedian
Vincent Taupin, en partance chez Edmond de Rothschild, sera resté à peine deux ans chez Alma Consulting Group (ACG). Un passage marqué par la crise que traverse le secteur des cabinets de conseil en optimisation de coûts, laquelle avait entraîné début 2012 le départ dans la douleur de l’ancien dirigeant.
La récession économique a un impact direct sur les revenus: ACG, comme ses concurrents, se rémunère en pourcentage des économies qu’il fait réaliser à ses clients, dont les bases de coûts se sont déjà réduites ces dernières années. «Plus fondamentalement, le métier a évolué, ajoute Vincent Taupin. Il s’agit moins d’identifier des poches d’économies ou de subventions, comme il y a dix ans, que d’apporter un savoir-faire et une connaissance des processus de A à Z».
Hervé Amar, directeur général depuis 2008 et futur président, va achever la transformation engagée il y a deux ans. Une nouvelle organisation sera mise en œuvre en janvier. ACG s’est par ailleurs recentré sur son métier de base en multipliant les cessions. Le conseil en stratégie Alturia a été vendu à Solucom et le cabinet d’actuariat Winter à Optimind. Nacc (rachat de créances), Winlog (logiciels) et Avilog Solutions (courtage) ont également quitté le groupe.
Sur le plan financier, l’exercice 2012 a été marqué par un recul du chiffre d’affaires, à 208 millions d’euros, et de l’Ebitda, selon le rapport annuel du fonds Candover, qui avait repris Alma en LBO fin 2007. Le cabinet ne communique pas ses performances en 2013. «Alma Consulting Group, la société opérationnelle, est un groupe profitable aussi bien en France que dans ses filiales à l’étranger», affirment Vincent Taupin et Hervé Amar.
La restructuration de la dette portée par la holding d’acquisition est en revanche d’actualité, selon des sources bancaires. Messier Maris aurait été mandaté à cet effet. La dette de 2007 atteignait environ 530 millions d’euros pour un LBO qui avoisinait 800 millions. En juin, une tranche A et une ligne capex ont été remboursées. Les prochaines échéances sont plus lourdes: environ 125 millions de tranche B en juin 2014 et autant un an plus tard, sans compter une dette mezzanine de 130 millions. Personne chez Candover à Londres n’était hier en mesure de commenter.
Un autre acteur français, LowendalMasaï, a quitté cet été le giron d’Axa PE, au profit des dirigeants et d’un nouvel actionnaire minoritaire, BNP Paribas Développement. La dette aurait été rééchelonnée à cette occasion.
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