LBO France en difficulté sur l’une de ses sociétés en portefeuille
LBO France se heurte à des difficultés sur l’une de ses sociétés détenues en portefeuille. Entré au capital du spécialiste de la sûreté électronique Eryma Group (ex-Siemens Security Systems), dans le cadre d’un LBO réalisé en 2007, le fonds d’investissement a la même année réalisé plusieurs opérations de build-up. Eryma Group a notamment mis la main sur Solymatic, rebaptisée en 2009 Eryma Services et désormais en redressement judiciaire depuis le 27 juillet dernier.
Le Tribunal de commerce de Lyon doit se prononcer ce mercredi sur le sort de la filiale, spécialisée dans la maintenance d’automates bancaires. «Nous demandons à LBO France de faire face à ses responsabilités en finançant un plan social ainsi que des primes supra-légales, point sur lequel rien n’a abouti en dépit d’une rencontre organisée le 6 octobre entre les actionnaires et les représentants de la société», indique à L’Agefi une source syndicale.
Contacté jeudi dernier par L’Agefi, LBO France a coupé court à la conversation, ne faisant aucun commentaire. Les représentants d’Eryma Services remettent notamment en cause la politique d’acquisitions menée par le fonds, notamment dans le cadre du rachat d’une société concurrente Resoserv.
De sources syndicales, trois offres de reprise ont depuis été proposées à Eryma Group concernant sa filiale. Sur le plan social, la coupe dans les effectifs s’annonce, en cas de reprise, conséquente pour les 610 salariés de l’entreprise.
Ce redressement judiciaire n’est pas le premier du genre pour Eryma Services. En 2004, la société, alors dénommée Solymatic et détenue par UBS Capital, avait déjà réalisé un dépôt de bilan, avant d’être reprise par la suite par LBO France.
LBO France, qui est entré en phase de négociations exclusives avec Activa Capital début octobre pour acquérir la société agroalimentaire Materne-Mont-Blanc (valorisé dans le cadre de cette opération autour de 200 millions d’euros), a essuyé ces derniers temps plusieurs revers. Après une longue restructuration de dette effectuée sur la société spécialisée dans la fabrication de tuiles et éléments de façade Terreal en 2009, le fonds d’investissement n’est pas parvenu à vendre sa participation dans Biscuits Poult, pour laquelle il demandait plus de 300 millions d’euros.
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