L’avenir d’Arval se joue désormais dans les pays émergents
Arval résiste bien malgré une année 2011 tendue. La flotte louée par la filiale de BNP Paribas spécialisée en location longue durée et en gestion de flottes automobiles a enregistré une croissance de 3% en 2011 pour atteindre 687.000 véhicules, après une hausse de 10% en 2010. Sur les dix dernières années, le nombre de véhicules loués a plus que doublé. «Malgré les perturbations économiques en Europe, l’impact du tsunami et du drame de Fukushima au Japon - notamment sur les délais de livraison des véhicules d’occasion au dernier trimestre, Arval a atteint ses objectifs fixés tant en termes de croissance que de rentabilité» indique Philippe Bismut, son directeur général.
Une performance relative impactée par des achats de véhicules records de 210.700 unités (en hausse de 17%), non compensée par la hausse de 28% (7% en 2010 et de 2% en 2009) des véhicules vendus, à 191.900 unités.
Le marché français a connu une troisième année de recul consécutif de 3%, à 209.717 véhicules. Une contre-performance identique à celle du marché italien qui pèse 19,1% de la flotte totale, contre 30,5% pour la France. Arval se place désormais au quatrième rang du marché français de la location longue durée, derrière les sociétés de financement de Renault et PSA, alors que la captive de la Société Générale, ALD Automotive, se hisse en tête. La baisse des prix des véhicules d’occasion dans les pays européens estimée par Arval à environ 50% sur l’année 2011 a également pesé sur l’activité.
Arval bénéficie de son adossement au groupe BNP Paribas, ainsi que de partenariats avec Commerzbank en Allemagne et Caixa en Espagne, qui lui offrent un réseau clients important sur lequel la filiale peut se reposer. Mais la société mise sur le développement des Brit (Brésil, Russie, Inde, Turquie), considérés comme un axe majeur par Philippe Bismut. Le nombre de véhicules loués s’est envolé de 51% en Turquie, à 6.884 unités, et de 36% au Brésil et en Inde, à respectivement 10.376 et 2.949 unités. Leur poids reste cependant limité à 3,8% de la flotte totale en 2011 (après 3% en 2010).
Les marchés polonais et roumain ont également connu une forte croissance de 20% et 25%. Et le rachat de Commerz Real Autoleasing en mai 2011 a permis de doper la flotte totale louée de 44% à 30.283 véhicules en Allemagne, soit 4,4% de la flotte mondiale, après 3,1% en 2010.
Plus d'articles du même thème
-
Le dollar demeure une valeur refuge
Retrouvez comme chaque semaine le chronique de DeftHedge sur le marché des changes. -
Intesa Sanpaolo relève de 800 millions d’euros son offre sur MPS
La première banque italienne avertit qu’elle retirera sa nouvelle proposition si les actionnaires de sa cible approuvent fin octobre le projet alternatif présenté par ses dirigeants. -
Le choc sur les taux préoccupe les gérants crédit
Le Panel Crédit de L’Agefi se montre d’autant plus prudent sur les spreads, ce mois-ci, que la forte hausse des taux souverains commence à avoir un impact qui incite à la sélectivité.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
Contenu de nos partenaires
-
DivanLycées, dette, budget : la France au bord du burn-out
L'accumulation inédite de crises intenses est révélatrice de l'attitude des Français face à l'école, au travail, à la politique, et à un modèle social qui n'a plus les moyens -
EditorialLycéens, actifs, retraités : la guerre des trois aura-t-elle lieu ?
Rien de ressoude plus une société divisée qu’un ennemi commun. Or, cet ennemi existe : c’est la dette ! -
Passage en caisseLycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ?
Le mouvement lycéen entamé le 21 septembre dernier ne faiblit pas et vire souvent aux émeutes urbaines. Face à la casse, collectivités, Etat, régions, et contribuables s'inquiètent de devoir payer la facture