L’AMF avait présenté trois options possibles de régulation. La première consistait à promouvoir simplement un guide de bonnes pratiques à droit constant, la deuxième revenait à étendre le champ des textes existants aux ICO, la troisième passait par l’élaboration d’une législation nouvelle. Les deux tiers des répondants ont privilégié cette troisième option, un tiers donnant sa faveur à la première. Ainsi, la place approuve l’orientation qui avait la préférence de l’AMF, celle d’une régulation ad hoc. En conséquence, «le collège de l’AMF a décidé de poursuivre le travail relatif à la définition d’un cadre juridique spécifique aux ICO».
Difficile qualification des tokens, trop divers
«Pour l’essentiel, les répondants rejoignent les conclusions de l’analyse juridique préliminaire menée par le régulateur (…) sur la difficulté d’apporter une réponse unique au sujet de la qualification des jetons émis (tokens) à l’occasion des ICO, compte tenu de leur diversité » ajoute le communiqué de l’AMF.
Concernant le futur cadre spécifique, la consultation proposait soit de mettre en place un nouveau régime législatif obligatoire, s’appliquant à tout initiateur d’ICO, soit un cadre optionnel. La consultation va dans le sens d’un visa optionnel de l’AMF, qui voit là un équilibre entre une solution «lâche» (la simple émission d’un guide de bonnes pratiques) et très contraignante (une nouvelle réglementation s’imposant à tous).
Dans l’hypothèse, probable, de la mise en place de ce régime optionnel, «les initiateurs d’ICO s’adressant au public français pourraient obtenir un visa de l’AMF sous réserve de respecter certaines conditions et d’offrir certaines garanties aux investisseurs», indique l’autorité dans son document de synthèse à l’issue de la consultation. Mais «les offres réalisées sans visa ne seraient pas nécessairement illicites». Dans ce cas, les investisseurs devraient être avertis des risques encourus. «Un tel cadre permettrait de protéger les investisseurs en attirant sur le territoire les projets innovants de qualité tout en décourageant les offres frauduleuses qui semblent nombreuses à l’échelle internationale», estime l’AMF.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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