L’activité de Lazard en 2009 a été soutenue par les restructurations
L’opportunisme des banquiers d’affaires n’est plus à prouver. En 2009, année de crise, Lazard a vu ses revenus dans le conseil en restructuration progresser de 216% au cours de l’exercice, à 376 millions de dollars. Dès que la crise de liquidité et la hausse des taux a rendu évident que les sociétés sous LBO auraient des difficultés à faire face aux charges de leur dette, l’établissement s’est renforcé dans ce métier historique. Début 2009, il a par exemple débauché les deux responsables de leveraged finance de RBS France, qui avaient participé à la quasi-intégralité des acquisitions à effet de levier d’un montant significatif dans l’Hexagone. Une démarche similaire a eu lieu au Royaume-Uni et en Allemagne.
Cette stratégie a quasiment permis de compenser le recul des autres activités. En effet, les revenus ont reculé de 3% pour l’ensemble du groupe et sont passés sous la barre du milliard de dollars (990 millions). La chute la plus sensible a lieu, sans surprise, dans les commissions tirées du conseil en fusions-acquisitions (M&A), les entreprises ayant pour beaucoup suspendu leurs projets en la matière.
La forte chute des marchés au premier trimestre a été amortie par leur redressement spectaculaire par la suite. C’est pourquoi le modeste recul de 3% sur l’année doit être relativisé, notamment à la lumière du chiffre d’affaires du quatrième trimestre (+218%), qui représente près de la moitié des revenus de l’année dans cette activité.
Enfin, la perte de 142 millions observée entre octobre et décembre (130 millions sur l’année) est liée à l’amortissement accéléré des actions versées à l’ex-PDG Bruce Wasserstein, décédé en octobre. Il a conduit à passer une provision exceptionnelle de 147 millions.
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