La Société Générale s’attelle à l’intégration de Newedge
Programme chargé pour Newedge. La Société Générale, qui a racheté le 6 mai les 50% du Crédit Agricole dans le courtier en dérivés listés, a fait de ce dernier l’un des relais de croissance de son plan 2016. A cette date, l’intégration du broker, à l'équilibre en 2013, doit permettre d’améliorer de 200 millions d’euros le résultat brut d’exploitation (RBE) de l’activité solutions investisseurs, qui comprend aussi SGSS. Le coefficient d’exploitation tomberait alors à 90% pour 1,3 milliard de revenus, puis à 85% en 2018, pour une rentabilité de 13% en 2016 et supérieure à 15% deux ans plus tard.
«Toutes les grandes BFI mondiales ont une usine de clearing car de plus en plus de produits dérivés vont être compensés sous l’influence des évolutions réglementaires, explique Christophe Mianné, directeur délégué du pôle banque de grande clientèle et solutions investisseurs. C’est une activité de volumes et à faibles marges, mais peu consommatrice de capital».
Sur les 200 millions de RBE supplémentaires, le plan prévoit 40% d’économies. Les structures juridiques de Newedge seront absorbées dans chaque pays, et l’informatique rationalisée. «La marque Newedge est connue dans le monde entier et sera conservée pour l’entité qui rassemblera le clearing, l’exécution, le prime brokerage ainsi que les services de gestion du collatéral et de financement de titres, et qui s’appellera Newedge Prime Services», ajoute Christophe Mianné.
Les 2.400 salariés de Newedge sont censés intégrer SG dans les prochains mois. En France, où 300 postes sont concernés, le groupe a indiqué qu’il n’y aurait pas de réduction d’effectif. Mais il ne s’avance pas pour les 2.100 employés à l’étranger, d’autant que le recours à la sous-traitance, peu utilisé chez Newedge, sera accru. Enfin, les contrats de travail ont été revus pour plafonner les bonus.
Le plan table aussi sur 80 millions d’euros de ventes croisées et 40 millions venant de nouvelles activités. Le nouveau métier Prime Services pourra offrir un point d’entrée unique pour toutes les classes d’actifs. «Newedge et SG CIB ont une base de clients complémentaire, indique Christophe Mianné. Aux clients que nous avions en commun, nous ne proposions pas les mêmes produits. L’intégration à 100% va aussi nous permettre d’investir notamment dans le développement d’une activité de prime brokerage actions». Un métier qui représente 75% des revenus de certains concurrents.
Plus d'articles du même thème
-
Deutsche Börse échapperait à une supervision européenne obligatoire
Berlin a obtenu une dérogation pour que la place boursière allemande puisse rester sous le contrôle de son régulateur national, selon le Financial Times. -
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
Onde de chocAffaire Lyhanna : le dilemme d'Emmanuel Macron
Face à la crise provoquée par la mort de la jeune Lyanna, le chef de l'Etat doit trouver la bonne distance et les mots justes pour témoigner de l'empathie sans chercher à instrumentaliser -
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide