La nouvelle crise politique au Brésil fait tanguer les marchés
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Bloomberg
Les rumeurs faisant état d’une tentative de corruption de l’ancien président de la Chambre des députés, qui purge une peine de 15 ans de prison après sa condamnation pour corruption en mars, par le président brésilien Michel Temer, déjà très impopulaire seulement un an environ après sa prise de fonction suite à la destitution de Dilma Rousseff, ravivent les inquiétudes des marchés financiers. La nouvelle a fait dévisser le real de 8% face au dollar dans la journée et a entraîné une hausse du rendement à 10 ans des obligations d’Etat libellées en dollars de plus de 50 points de base (pb).
La devise brésilienne est même repassée brièvement au-dessus du seuil de 3,40, effaçant ainsi en deux jours environ 5 mois de hausse, les marchés craignant un abandon de la réforme des retraites jugée cruciale. La forte chute du real pourrait en outre entraîner un rebond de l’inflation et des taux qui freinerait la politique d’assouplissement menée depuis octobre dernier par la banque centrale, ainsi que la reprise de la croissance de l’activité brésilienne.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Confrontée à une longue chute, la monnaie indienne s’est redressée après l’annonce d’une opération de la Banque de réserve de l’Inde. Elle reste fragile, fluctuant au gré de l’évolution des prix du pétrole, en attendant la prochaine réunion de politique monétaire.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
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